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Indomaniaque, mon blog de l'Inde
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17 août 2006

De la couleur dans mon blog

Si c'est pas mignon ! Je viens d'ajouter de la couleur sur mon blog en essayant de reproduire les couleur du drapeau indien. Mais où vais-je chercher tout celà ? Du coup, mon blog a perdu son air un peu poussièreux et austère.

drapeau_indien   <- drapeau indien (à mon avis, ils ont copié sur les Irlandais !)

J'ai aussi mis des traits, en m'embrouillant fortement dans le haut/bas/gauche/droite. On n'est pas dyslexique pour rien !

Maintenant je voudrais savoir comment les gens font pour encadrer les titres (et si possible sans passer par le langage HTML). Et il faudrait que je me trouve une jolie bannière. Encore plein de boulot.

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12 octobre 2006

Merci !

Om

J'ai commencé ce blog le 5 août, nous sommes le 12 octobre, soit 2 mois et une semaine et j'ai eu sur mon blog un peu plus de 500 visiteurs, dont certains particulièrement assidus.

De plus, je lis régulièrement d'autres blogs, particulièrement ceux de la section "voyage", où il m'arrive de laisser des commentaires. Je découvre le Québec, la Chine, la Suède ... et bien d'autres choses, certaines musiques, des poésies, du scrap-booking, des recettes de cuisine ...

Que vous soyez auteurs ou simples lecteurs, je vous remercie tous !

7 février 2011

L'Inde lutte contre la biopiraterie

Je viens de découvrir une base de données indienne vraiment intéressante, destinée à lutter contre la biopiraterie et le copyright infondé de connaissances traditionnelles : c'est la Traditional Knowledge Digital Library.

On y trouve des renseignements sur l'ayurveda, l'unani, et le siddha, trois formes de médecines traditionnelles. Le site est en plusieurs langues dont le français (la traduction en français est très faible, elle a été visiblement faite par ordinateur, mais c'est mieux que rien).

Comme annoncé dans un post précédent, le yoga va lui aussi être intégré à cette base de données.

Voilà qui devrait empêcher certains de breveter le curcuma ou la feuille de neem !

10 décembre 2010

La suite des evenements !

Le 8, j'ai demenage chez Neelakshi, puis je devais rencontrer mon amie Maya devant le fort de Pune, Shaniwar Wada. Et bien je ne sais pas comment nous nous y sommes pris elle et moi, mais on s'est rate ! Donc, je suis allee manger seule dans un restaurant Fergusson Road, un thali (un peu de tout sur un plateau) pas mal du tout. L'apres midi, je suis allee avec Neelakshi dans un magasin qui fait des tissus traditionnels et quelques bijoux. C'est la que je peux me faire faire des vetements sur mesure, car je ne rentre dans aucune taille standard.

Hier 9 j'ai rencontre Prasad, avec grand plaisir, Apres etre aller manger, nous sommes aussi alles dans un magasin de produits artisanaux ou on pouvait voir de nombreuses pochettes, petits sacs ... J'ai un peu craque, pour la modique somme de 577 roupies, je repars avec un tableau d'art tribal, deux portefeuilles, un sac a main. 577 roupies, c'est 10 Euros !

Ce matin, j'avais eu l'idee geniale de vouloir escalader la colline de Parvati. Un temple hindou se trouve au sommet, ainsi qu'un petit musee sur l'histoire locale. Le tout avec Rahul (67 ans). J'ai bien cru ne pas y arriver. Esoufflement et mal dans les genoux. Le musee etait interessant, malheureusement, on ne peut pas y prendre de photos. Dieu merci, la descente allait mieux. Puis Rahul et moi sommes alles manger des idlis (sorte de boule de lentilles/riz cuites a la vapeur et qui devenues spongieuses sont trempees dans un bouillon). C'etait notre deuxieme petit dejeuner. 

26 février 2017

C'est reparti pour un tour !

 

Ceux qui m'aiment liront ce blog s'ils veulent avoir des nouvelles de moi!

En effet je repars pour la xième fois en Inde, du 3 au 30 mars. Mon programme : Pune, un peu Bangalore, et un peu Lonavla, station de montagne (à vaches) près de Pune. Nous finirons par Pune ! C'est celà quand on a quasiment tous ses amis concentrés dans la même ville. 

Je ne vous raconterai pas tout le tintoin administratif qu'a engendré la nécessité d'avoir un nouveau passeport et un e-visa pour 30 jours. Il suffit de dire que j'ai été parfois au bord de la crise de nerfs. Je pensais naïvement que le visa électronique allait simplifier les choses, il n'en est rien. Bon, l'important est d'avoir réussi et de voir ce mot magique sur le document papier : "Granted" (accordé).

Ceux qui veulent des détails sur la procédure peuvent s'adresser à moi, je pense - en toute modestie - être devenue une pro du visa pour l'Inde.

Les fonds étant très bas cette année, je vais faire dans le cadeau simple, voire dans le "pas de cadeau du tout". La Vache qui rit, fromage à longue conservation n'a pas été inventée pour les cochons, ni les soupes en sachet (en veillant à ce qu'elles soient végétariennes). Quelques paquets de bonbons en plus feront l'affaire.

Il y a 25 ans, lors de mes premiers séjours, on pouvait apporter n'importe quoi, maintenant presque tout est disponible en Inde, et ce qu'on trouve en France vient ... de Chine. Donc, vive la Bêtise de Cambrai, pas encore délocalisée ! 

La suite au prochain épisode ...

 

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26 décembre 2010

Un don de 600 000 dollars !

La branche de Pune du Planning Familial Indien (Family Planning Association of India - Pune Branch) - à laquelle appartiennent deux de mes hôtes - vient de recevoir de Suède un don de ... 600 000 dollars pour achever leur nouveau bâtiment.

C'est un don d'une certaine famille Grosskopf qui travaille dans l'industrie pharmaceutique.

J'ai trouvé çà un peu beaucoup, j'ai donc posé quelques questions "innocentes".

- Oui, c'est bien 600 000 dollars.

- Il y a deux conditions : la première est que le bâtiment porte le nom de la famille donatrice. Bon, ça me paraît inoffensif.

- La deuxième, c'est que la dite entreprise procède à des essais sur les malades du sida répertoriés par le Planning Familial. Rien que çà, tu parles d'un don ! ce n'est plus un don, c'est un investissement très rentable. 600 000 dollars, ce n'est pas beaucoup pour une entreprise pharmaceutique.

Et comme m'a dit R. membre du Planning, on ne s'intéresse pas du tout à ce qu'ils vont faire comme essais.

Moi, je dis qu'au contraire, ils feraient bien de se poser quelques questions. Histoire que les malades soient bien pris en charge.

4 décembre 2006

Des noms de famille à Pune

En France, nous avons des piles de Dupont, Durant, Martin, Thomas ... En Inde, à Pune, dans la caste des brahmanes, ils font preuve d'encore plus d'originalité que nous, ce qui donne l'histoire drôle suivante :

A Pune, si jamais on lance une pierre, elle retombe soit :
- sur un Kulkarni, soit
- sur un Deshpande, soit
- sur un Joshi.

Cette règle est très vrai, car Devika, la première fille de mes amis, a épousé un Kulkarni et Deepika, la seconde fille, a épousé un Deshpande. Pour une dyslexique comme moi, c'était un peu l'horreur : Alors, Devika, elle est Kulkarni ou Deshpande maintenant ?

Quant aux Joshi, nous y reviendrons bientôt, car Unmesh Kulkarni, le mari de Devika, a un oncle maternel vivant à Nasik et dont le nom de famille est Joshi. Donc, les parents de Unmesh, c'est un papa Kulkarni qui a épousé une maman Joshi. J'espère que vous suivez ! Nous reviendrons aux Joshi lors de la description de ma visite à Nasik.

27 octobre 2006

Suicides chez les paysans indiens endettés

Les paysans indiens qui vivaient depuis des millénaires sur des rythmes inchangés connaissent maintenant un changement profond dû à l'introduction des semences génétiquement modifiées (OGM) dans leurs cultures. Hors de toute problématique de contamination de champs non OGM par des semences OGM, il leur faut maintenant racheter tous les ans ces semences qui souvent donnent de nouvelles graines stériles. Par ailleurs, l'achat d'engrais et pesticides demeure indispensable. Il suffit donc d'une mauvaise récolte pour ruiner une exploitation et le nombre de fermiers endettés qui se suicident est en hausse constante : 

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NAGPUR: Seven debt-ridden farmers have committed suicide in Vidarbha region of Maharashtra since Thursday, an NGO working for the cause of farmers claimed on Friday.
(...)
With this, the total number of suicides by farmers in the region since June last year has risen to 1035, NGO Vidarbha Jan Andolan Samiti claimed.
Times of India 27.10.2006
**************************************************************************

11 octobre 2012

L'espérance de vie augmente en Inde

Je viens de lire un article du Times of India sur l'espérance de vie des Indiens dont je vous extrais ici la substantifique moelle (j'ai bien failli me noyer dans leurs statistiques, je ne veux pas qu'un incident similaire puisse vous frapper) :

L'espérance de vie augmente en Inde ! Les derniers chiffres connus sont ceux de 2008, à comparer avec ceux de 2002.

- Une femme vit en moyenne 67,7 ans (2,5 ans de plus qu'en 2002).

- Un homme vit en moyenne  64,6 ans (1,8 an  de plus qu'en 2002).

- Une femme urbaine vit 4,9 ans de plus qu'une femme rurale, et 7,9 ans de plus qu'un homme rural (l'air pollué conserverait-il ?).

Bien sûr, il y a des variations par état, les records en longévité/vie courte sont les suivants :

- La femme rurale du Kérala, qui vit 77,2 ans, plus longtemps même que sa consoeur en ville (76,4 ans), record toutes catégories confondues.

- l'homme rural du Madhya Pradesh qui ne vit que 60 ans en moyenne. 

On constate que dans tous les cas, la longévité de la femme est supérieure à celle de l'homme, ce qui est le cas partout dans le monde. Les soins aux nourrissons semblent donc être indépendants du sexe de l'enfant.

D'après les derniers chiffres connus, la longévité continue à croître en Inde, alors qu'elle commence à stagner en Europe et décline en Afrique.

17 mai 2012

Ils sont fous d’abréviations, ces Indiens !

Le gros problèmes quand vous commencez à lire des journaux indiens, ce sont les abréviations. Les Indiens en mettent partout.

J'ai donc décidé d'en faire un petit recensement, en voici déjà certaines révélatrices de la structure sociale et économique du pays :

SC    Scheduled castes

ST    Scheduled tribes

OBC  Other backward classes

BPL   Below poverty line

OPL  Over poverty line

23 décembre 2010

Fin du voyage

Samedi, je suis alle a Pandharpur avec Maya. Nous ne sommes pas parties assez tôt, d'où peu de temps sur place. Reportage a suivre ! Puis, le soir, avec Rohit et Shashi, j'ai bu du cognac du Kazakhstan, il est vrai que Rohit est professeur de russe.

Dimanche, je suis allée à une cérémonie de "prise de cordon" par un enfant. Explications à suivre.Le soir, nous avons fait une sortie glacier

Lundi je suis allée me promener avec Maya. Nous avons d'abord vu son appartement qui a brûlé (impressionnant et très triste) puis l'appartement où elle réside désormais avec des étudiants et d'autres salariés. Installation sommaire, elle a un lit seulement et ne peut pas cuisiner. Elle cuisine dans son appartement en ruine. Puis nous passées par Tulsi Bag pour atteindre le marché aux légumes. Nous avons mange au Asha Dinning Hall, Apte Road comme en 2006. Toujours aussi bon, le thali !  Le soir, Neelakshi et Ragunnath m'ont invité dans un grand restaurant. Biriyana de mouton. Très bon, mais j'aurais bien aimé choisi le menu. Il y avait des crevettes.

Mardi a été uniquement consacré aux achats de dernière minute dans le quartier. Le matin, chez More, le petit supermarché local et l'après-midi chez le confiseur local. Barfi à la mangue et à la pistache, divers snacks, papads ... Le soir, réunion de famille chez Shashi en attendant la voiture qui m'emmène à Bombay. Arrivée de la dite voiture à 10 heures 30 (prévue 9 heures). 

Voyage un peu mouvementé, suite a diverses imprécisions au niveau des terminaux et en raison de retard d'avion. A Delhi, j'ai bien cru manquer l'avion, mais, non, j'ai eu beaucoup de temps, l'avion ayant lui-aussi du retard. J'ai dormi une bonne partie du trajet, j'avais trois sièges pour moi toute seule. Taxi en arrivant à Roissy, la folie des grandeurs continue, mais bon, j'ai 23 kg de bagages, ceci justifie cela.

Et me voila devant mon ordinateur, chez moi. Zéro dehors, il neige, et j'ai presque froid !

 

27 novembre 2010

Météo en Inde

Ici il a un peu neigé hier matin.

Rahul, lui, me dit qu'à Pune, la mousson ne s'est pas vraiment arrêtée. Il pleut presque tous les jours ! De plus, j'ai lu sur le Net qu'à Nasik, de violentes pluies ont compromi la récolte d'oignon et anéanti celle de vigne.

Bon, on ne regrettera pas le vin de Nasik qui, à mon humble avis, est "du gros rouge qui tache" mais c'est catastrophique pour les fermiers.

 Un avantage de la pluie, c'est qu'elle fait baisser la pollution, et croyez-moi, à Pune, ce n'est pas du luxe.

30 août 2006

L'Inde vue par la pub occidentale (1)

 

Voici une publicité pour la Peugeot 206, pub très connue en France, et qui m'amuse beaucoup.  A noter les clichés, vieille voiture , éléphant, "garagiste" bricoleur et un brin de musique Bollywood !

 

 


Peugeotstyle
envoyé par Amiga

Remarquez que la voiture avec volant à droite - car en Inde, on conduit (sic) à gauche - a été transformée en Citroen avec volant à gauche. Très beau travail !

 

Et une autre publicité, italienne celle-ci, qui reprend le mythe "Gandhi" avec des images superbes en presque noir et blanc :

 

gandhi-pub
envoyé par sheerine

 

Collection à suivre ... selon disponibilité sur le net.

10 août 2006

L'illusion cosmique

J'ai aimé :

Psaumes du pèlerin, Toukârâm, traduit du marathe par Guy Deleury

Un extrait :

 

L'illusion cosmique avait jeté sur moi son filet
mais ce Vihthal me prit en pitié.

Il m'en tira hors et me mit à l'écart,
il m'ouvrit mes yeux sur une merveille,

On danse, on saute, on prend l'illusion pour merveille,
on croit réel un bonheur périssable.

On pleure, on gémit, on se casse la tête,
on pleure un ami à en mourir.

Je m'étonne moi-même, dit Toukâ,
à m'entendre dire ces paroles.

Quatrième de couverture :

De 1598 à 1650 - à deux ans près les dates de Descartes - vivait dans le Deccan, au coeur du pays marathe, un boutiquier des plus humbles, et même des plus humiliés puisqu'il appartenait à la dernière des castes, celle des choudras. Un illetté, au sens actuel du mot, un véritable analphabète. Négligeant un jour les siens, le voilà qui se réfugie dans la jungle, en prière. Bien des femmes chez nous font encore les cafés, pour en arracher leur homme; la femme du boutiquier courait elle aussi les collines afin de leur dérober ce nouvel amant de Dieu ...

 

8 février 2011

Des lakhs et des crores

Je ne vous avais pas encore parlé d'une différence entre les chiffres en Inde et les chiffres en occident. Préparez l'aspirine si vous n'êtes pas bon en calcul de tête !

L'inde ne connait pas le million, mais :

- le lakh : cent mille

- le crore : dix millions

soit le tableau récapitulatif suivant :

Système indien Système occidental

12,12,12,123 = 121.212.123

5,05,000 = 505.000

7,00,00,00,000 = 7.000.000.000

Là où nous lisons "cent vingt et un millions deux cent douze mille cent vingt trois", les Indiens liront :

"douze crores, douze laks, douze mille cent vingt trois"

Dieu merci, je n'achète jamais de voiture ou d'appartement en Inde, je n'ai donc à faire à ces grands chiffres que dans les journaux.

5 février 2011

Un rêve à 3670 Euros

1e jour :  Paris/Bangalore en avion.  Arrivée dans la nuit à Bangalore, capitale du Karnataka.

2e jour :  Bangalore/Kanchipuram/Mahabalipuram.  Route vers Kanchipuram “la ville aux mille temples”, qui en compte aujourd’hui 124 : découverte des temples Varadaraja (dédié à Vishnu) et Kailasanatha (dédié à Shiva). Continuation vers Mahabalipuram.

3e jour :  Mahabalipuram/Pondichéry.  Découverte du site de Mahabalipuram qui comporte des monuments hindouistes dédiés à Shiva, Vishnu, Krishna, mais aussi au héros du Mahabharata : ascèse d’Arjuna, rathas du Sud (petits sanctuaires), temple du Rivage érigé sous les Pallavas. Continuation vers Pondichéry, ancien comptoir français. Découverte de la ville blanche et de son architecture à l’influence française : ashram de Sri Aurobindo, musée du Gouvernement, église Notre-Dame-des-Anges.

4e jour :  Pondichéry/Thanjavur (Tanjore).  Départ vers les temples de Gangaikondacholapuram (édifié par l’empereur Chola Rajendra Ier au xie s.) et d’Airavateshwara (à Darasuram). Continuation pour Thanjavur, ancienne capitale de l’empire Chola.

5e jour :  Thanjavur/excursion à Tiruchirapalli (Trichy).  À Tiruchirapalli, découverte du temple Ranganath Swami, situé sur l’île de Sri Rangam. Retour à Thanjavur : visite du temple Brihadishwara et son impressionnant vimana (tour de plus de 70 m) puis du centre d’artisanat.

6e jour :  Thanjavur/Chettinad.  Route pour Chettinad : visite du palais, d’une fabrique de tuiles artisanales et d’un temple local.

7e jour :  Chettinad/Madurai.  Départ pour Madurai dans la matinée. Découverte du musée Gandhi, du temple de Thiruparankundram, construit à flanc de colline, et du temple hindou dravidien de Minakshi, véritable chef-d’œuvre de l’Inde du Sud.

8e jour :  Madurai/Periyar.  Route pour Periyar. Découverte de superbes plantations d’épices, dont les collines de la région sont recouvertes : thé, poivre, cardamome, cumin, café, clous de girofle… Après-midi libre.

9e jour :  Periyar/Kochi (Cochin).  Route pour Nedumudi, point d’embarquement d’houseboats (bateaux traditionnels en bois), pour une croisière sur les backwaters, réseaux de canaux et de lagunes, jusqu’à Alleppey. Puis route pour Kochi, située entre la mer d’Oman et un estuaire d’îlots bordés de cocotiers.

10e jour :  Kochi.  Découverte de Fort Kochi (au nord de la presqu’île) : les “filets chinois” et la St Francis Church qui abrite le cénotaphe de Vasco de Gama. Puis visites dans le quartier Mattancherry : Palais hollandais, synagogue de Pardesi. Après-midi libre. En soirée, spectacle de danse typique du Kerala.

11e jour :  Kochi/Mysore.  Départ en train pour Calicut puis route à travers les forêts du Karnataka vers Mysore, célèbre pour ses soieries et son bois de santal.

12e jour :  Mysore.  Route pour Somnathpur : visite du temple Keshava dédié à Vishnu. Ensuite, ascension vers le temple de Chamundi Hill. Puis visite du palais de Mysore, reconstruit en 1912 sur les ruines de l’ancien palais détruit en 1897 par un incendie. Enfin, promenade dans le marché aux fleurs.

13e jour :  Mysore/Hassan.  Départ pour Hassan. En route, visite du sanctuaire jaïn de Sravanabelgola où se trouvent les deux collines jumelles Chandragiri et Indragiri. Dans la soirée, découverte des temples de Belur et d’Halebid, trésors de l’art indien qui furent les deux grandes cités des souverains Hoysalas.

14e jour :  Hassan/Hospet.  Route vers Hospet à travers villages et plantations.

15e jour :  Hospet/excursion à Hampi.  Journée consacrée à la découverte du prestigieux site d’Hampi, inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco (Vijayanagar) : temple de Virupaksha aujourd’hui encore lieu de pèlerinage, temple de Vitthala datant du xve s., étables des éléphants, bain de la reine, complexe royal.

16e jour :  Hospet/Hubli.  Départ pour Hubli. En chemin : temple de Durga à Aihole (en bordure de la rivière Malprabha) ; temples Jumbulinga, Chandrashekhara et Virupaksha de Pattadakal (où les rois Chalukyas étaient intronisés) ; Badami et ses grottes dédiées à Shiva et Vishnu.

17e jour :  Hubli/Goa.  Route vers Goa, ancienne colonie portugaise, à travers les beaux paysages de l’ouest indien. Découverte de Velha Goa et ses superbes vestiges coloniaux puis de Panaji, charmante ville de style latin, capitale de l’État de Goa.

18e jour :  Goa/Paris en avion via Mumbai. 

19e jour :  arrivée à Paris. 

Circuit proposé par Arts et Vie. 

 

13 janvier 2011

On va numéroter les Indiens !

Profitant du recensement de 2011, l'Inde a décidé d'attribuer à chaque citoyen un numéro d'identification ou UID number, pour Unique Identification Data. Un peu donc comme notre numéro de Sécurité Sociale, mais en plus étendu, avec photo, prise d'empreintes digitales et photo de l'iris de l'oeil. 

Dans un second temps, il est prévu d'ajouter en lien le(s) numéro(s) de compte bancaire, le numéro du permis de conduire, le numéro de passeport ... Si ça marche vraiment, Big Brother sera donc vraiment à l'oeuvre. Même en France, ils n'oseraient pas mettre en place une banque de données aussi générale.

R. me dit que c'est tout d'abord en vue de répertorier les pauvres et de recenser qui touche quelle allocation sociale. Mais il craint l'extension du système. Je lui répondrais bien que ce n'est pas demain la veille qu'un projet aussi audacieux puisse se mettre en place. A mon avis, les informaticiens et les gens chargés de collecter les données ont du travail pour cinquante ans au moins !

Pour en savoir plus, le démarrage de l'opération à Pune : Unique_ID_number_work_to_begin_from_Jan_10

 

Mise à jour 22:30 : selon le journal Times of India, il a déjà été attribué 1 million de UID, et on espère atteindre le cap des 600 millions d'IUD dans quatre ans. Donc je suis sans doute mauvaise langue.

11 janvier 2011

Des langues de l'Inde

Outre le fait que l'Inde a la taille d'un continent, c'est aussi une véritable fourmilière linguistique, avec je ne sais plus combien de langues officielles.

Un jour, j'était avec un ami indien et nous étions à la gare de Meaux. Un homme arrive, qui regarde mon ami, et demande en français :

- Vous êtes indien ?

Mon ami me répond :

- Qu'est-ce qu'il demande ?

- Il demande si tu es indien ...

Ils étaient tous les deux indiens, l'un parlait marathe et anglais, l'autre tamoul et français, et c'est moi qui traduisais !

 

9 janvier 2011

Recensement en Inde, suite

L'Inde a parfois des aspects extrêmement modernes :

Pour le recensement 2011, l'"Indian Express" - édition Internet d'aujourd'hui - signale que les transsexuels ("transgenders") ont obtenu une catégorie à part, cela donne 1 pour les hommes, 2 pour les femmes, 3 pour les autres !

A quand un numéro de Sécurité Sociale commençant par 3 en France ? 

23 décembre 2010

Rouge sang

C'est Neelakshi qui m'a raconté cette histoire :

Vers 1930, un brahmin très orthodoxe vient dîner chez sa mère qui entre autres avait préparé des tomates. Ce monsieur a été très choqué de ce légume. Pourquoi ? Parce ce que la couleur des tomates rappelle le sang, les tomates sont donc des aliments impurs.

Et voila la version moderne de cette histoire :

Maya me raconte qu'elle souffre d'anémie et que donc elle mange beaucoup de betteraves rouges pour guérir. Pourquoi ? Parce que les betteraves sont rouges. Je n'ai pas voulu la contredire.

A tout hasard, je rappelle qu'une femme qui a ses règles ne rentre pas dans les temples hindous.

5 novembre 2006

A J - 3 la tête déjà en Inde

Je suis dimanche matin très très tôt, à J - 3 et j'ai déjà la tête en Inde. Je ne dors plus beaucoup, je ne fais que rêver. Et je ne prépare pas beaucoup non plus mon voyage, je sais déjà dans ma tête ce que je vais emporter. Ça va se terminer par un départ où je vais laisser un chantier monstre dans mon appartement !

Sinon, quoi de neuf ? Ah, ils viennent d'inaugurer un nouveau réglement dans les aéroports européens, avec un sac plastique transparent pour les produits liquides et pâteux. Moi qui pensais qu'ils allaient oublier ça depuis la dernière alerte terroriste ...

Sinon, pour la partie tourisme de mon voyage, je pensais aller dans le sud, mais je crois bien que je vais rester dans le Maharastra. J'irais bien à Nasik, haut lieu de pélerinage. Tiens, j'ai lu sur Nasik, dans un guide bleu de 1988 : Nasik, 450 000 habitants et dans le Lonely Planet de 2004 : Nasik, 1,2 millions d'habitants ! Le boum démographique, quoi ! Moi, les très grandes villes, ça me fait un peu peur, je préfèrerais visiter de plus petites villes, même avec moins de choses à voir. Le genre maîtrisable à pied, quoi.

J'irais bien à Pandharpur, petite ville de pélerinage, aussi. J'y suis allée une fois, mais quelques heures seulement, il n'y a pas un touriste, il y a des ghats et une sorte de plage de sable, on peut se tremper les pieds dans la rivière ... et l'ambiance "pélerinage" est super. Mes amis indiens vont me "charrier", je les ai bassinés avec une visite de Pandharpur pendant plusieurs années. Plus têtue que moi, tu meurs !

Par ailleurs, j'ai motivé Devika à venir avec moi à Jejuri. Un petit problème, toutefois : il arrive avec les Indiens qu'on ne fasse pas du tout ce qui a été prévu, juste parce que le facteur humain entre en compte. Si jamais on décide d'aller quelque part, et qu'en chemin on rencontre quelqu'un dont un membre de la famille revient de voyage / part en voyage / rentre de l'hôpital / se marie prochainement ... (rayer la mention inutile), alors hop, on oublie tout et on va rendre visite à la personne concernée.  L'humain et le groupe priment sur tout, même sur le tourisme ! Je ne suis donc pas sûre d'aller à Jejuri. L'avenir le dira.

C'est une des raisons pour lesquelles je n'ai pas annoncé à mes amis ce que je voudrais visiter. S'ils m'organisent tout, ils vont vouloir m'accompagner ("on ne va pas te laisser y aller seule"), et ensuite, le risque d'annulation est très élevé !

 

17 octobre 2006

Aller chez le coiffeur

En Inde, pour les femmes, aller chez le coiffeur est une tendance récente. Les Indiennes gardent les cheveux longs et seules celles de la middle-class commencent maintenant à abandonner la traditionnelle (très) longue natte dans le dos.

Quand je suis en Inde, j'en profite pour aller chez le coiffeur :
- J'ai le temps,
- Ce n'est pas cher mais alors pas cher du tout,
- Ça me permet de voir un peu plus "derrière le rideau" !

Évidement, mes amis indiens n'ont rien contre. Mais, alors qu'ils sont très modernes par ailleurs, on dirait qu'il leur reste ... des restes de système de caste. Pour commencer, il faut se rappeler que les barbiers, coiffeurs étaient/sont encore dans les bas-fonds des castes arriérées. D'où une gêne sensible au sujet des coiffeurs (dans mon cas, des coiffeuses) :

- Mon amie va chez la coiffeuse, mais celle-ci est "asiatique", chinoise ou coréenne. A vrai dire, je n'ai jamais vu de coiffeuse indienne.
- Elle insiste lourdement pour que je me lave les cheveux à la maison avant d'aller chez la coiffeuse, laquelle se contentera de les humidifier avant de les couper. L'argument est imparable : c'est moins cher ! Argument qu'en tant que française, je trouve d'un radinisme excessif et qui ne lui ressemble pas. J'ai essayé de lui dire qu'une coupe de cheveux seulement humides ne donnait pas un très bon résultat, mais mon contre-argument n'a pas porté. Bon, je me plie au sien. Mais je sens bien qu'il y a quelque chose de "pas net" derrière.  En Inde, tout se qui a rapport au corps se décline sur la dialectique du propre et du sale ...

14 octobre 2006

We lost India

Je sais, il faut que je vous parle des mariages arrangés, que je continue mon dictionnaire indo-anglais-français ... et bien, ce soir, c'est juste une histoire drôle qui m'a été racontée en Inde :

C'est l'histoire d'un émigrant qui arrive en Grande Bretagne et dont le rêve suprême est d'avoir le look britannique. Après avoir fait beaucoup d'économies, il va chez le meilleur taileur de Londres pour se faire faire un costume sur mesure, ce qui va lui permettre d'exaucer celui-ci. Le tailleur fait un boulot formidable, rien ne manque : la pochette, la canne, le chapeau melon ... le client ne peut pas avoir l'air plus britannique ! Alors celui-ci se regarde dans la glace et commence à pleurer :

- Why are you crying, Sir ? You look so British now !
- I am crying because we lost India !

(Pourquoi pleurez-vous, Monsieur ? Vous avez l'air si britannique maintenant ! / Je pleurs parce que nous avons perdu les Indes !)

8 octobre 2006

Il faut toujours se laver les mains avant de manger

J'étais invitée par une amie à participer à une réunion pédagogique pour institutrices de maternelle, réunion qui se passait dans une école de Kolhapur. Toutes les tables et les chaises avaient été poussées dans les coins, on avait étendu partout de grandes bâches colorées et les salles de classe servaient de salle de réunion dans la journée et de dortoir la nuit, tout le monde dormant par terre. C'était très bien organisé, même si un occidental aurait vraiment été étonné de l'aspect "camp de réfugiés" de cette réunion pédagogique annuelle.

Pour l'eau, l'organisatrice avait fait venir une citerne. Mais voilà que le second jour, mon amie Maya m'annonce :
- Le dîner est prêt mais on ne peut pas manger.
- Pourquoi ?
- Parce qu'il n'y a plus d'eau. La citerne est vide !
-  Euh, c'est vraiment un problème ?
Maya me regarde alors avec un air scandalisé et des yeux effarés :
- Et avec quoi on va se laver les mains avant de manger ?

En Inde, il y a toujours plus de solutions que de problèmes. La responsable a téléphoné à ... qui a téléphoné à .... qui a téléphoné à ... en expliquant l'urgence de ces 150 institutrices privées de dîner pour cause de manque d'eau et vers 11 heures du soir, nous avons vu débarquer un camion citerne gracieusement envoyé par la municipalité. Enfin nous avons pu nous laver les mains et donc dîner.

PS : Essayez en France, rien que pour voir, de téléphoner au maire de votre commune pour vous faire livrer une citerne d'eau en toute urgence dans la soirée ! Des pizzas et du Coca-Cola, oui, de l'eau, non !

6 octobre 2006

Les pommes de terre sont dans le frigo

Les Indiens des couches supérieures de la société ont de plus en plus tendance à parler anglais, même chez eux, délaissant l'usage des langues régionales sauf avec les commerçants, les ouvriers, les servantes ... L'anglais est chic !

Je connais une famille où c'est le cas (ce qui ne les empêche pas d'être extrêmement humains et sympathiques). Un jour donc, une des filles de la famille demanda à sa mère avant le dîner :

- Mum, where are the potatoes ? (maman, où sont les pommes de terre ?)

C'est la servante qui répondit :

- The potatoes are in the fridge ! (les pommes de terre sont dans le frigo)

et ce fut la stupéfaction générale. Comment une servante pouvait-elle parler anglais, sans jamais l'avoir étudié ? Celà ne correspondait pas du tout à l'idée qu'on se fait d'une servante ...

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