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Indomaniaque, mon blog de l'Inde
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28 août 2006

Décolonisation et sexualité en Inde

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Au niveau de la sexualité, les Indiens sont très très pudiques, mais quand on les connait mieux, on s'aperçoit qu'ils sont "comme tout le monde", adultère et homosexualité y compris. Il y a même ... des eunuques !

 

 

 

 

Voici la phrase-clé de leur comportement en public, je ne me rappelle plus qui me l'a dite et c'est bien dommage, car à chaque fois que je me rappelle cette phrase, je me tords de rire :

"No sex please, we were British !"

(SVP, pas de sexe, nous étions britanniques !)

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28 août 2006

Jeûne, frites et glace au chocolat

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En Inde, les jeûnes religieux sont fréquents, même si je ne me suis pas penchée en long et en large sur le sujet du pourquoi et du comment. Le jeûne semble tout d'abord consister à ne pas manger de la "vraie nourriture" consistante, riz et galettes de blé. Voici donc une histoire amusante :

Nous allons au restaurant avec des amis, dont une vieille dame qui annonce qu'elle doit jeûner. Examen approfondi de la carte ("surtout pas de riz !"), puis choix :
- frites,
- glace au chocolat !

C'est là qu'il ne faut surtout pas rire.

Je me demande si je ne vais pas me mettre au jeûne, mais j'ai peur de prendre un bon nombre de kilos à ce régime !

25 août 2006

La cuisson des aliments en Inde

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En Inde, contrairement à la France, l'équipement et l'énergie pour la cuisson des aliments sont extrêment variés et dépendent beaucoup du niveau de vie des habitants. Voici la liste, du plus rural au plus high-tech :

- la bouse de vache séchée, énergie renouvelable,
- le bois, en théorie, énergie renouvelable, mais en pratique, la déforestation en Inde est très importante et le reboisement insuffisant,
tous deux dans un foyer à ciel ouvert, entraînant fumées et poussière toxique. Utilisation à la campagne.

- le kérozène, énergie non renouvelable car venant du pétrole
utilisé dans un mini-réchaud (risque d'explosion si mal manoeuvré). Utilisation en ville ou dans les endroits où le bois est rare.

- le gaz en bouteille, énergie non renouvelable,
utilisé dans un réchaud deux feux (très fréquent). Les vraies cuisinières avec four sont rares.

- l'électricité. Je n'ai jamais vu une seule cuisinière électrique. Ce choix est-il dû aux nombreuses pannes de courant ? par contre le four à micro-ondes a fait son apparition en Inde.

Enfin deux tentatives intéressantes :

- le four solaire. Energie renouvelable et gratuite.A installer sur la terasse hors mois de mousson. C'est une grand caisse peinte en noir, avec un miroir pour réorienter les rayons du soleil à l'intérieur de la caisse où cuissent doucement les aliments. Peu cher, mais des réticences à l'utilisation : est-ce adapté à la cuisine indienne ?

- le bio-gaz. Produit à partir des gaz (genre méthane) des fosses d'aisance, permet une sorte de "gaz de ville" dans des petits villages. Encore très rare, cher à l'installation, mais une fois celle-ci effectuée, énergie renouvelable et gratuite.

22 août 2006

Ethnopsychiatrie sauvage

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Là, je vais devoir garder l'anonymat de la personne qui est venue chez moi en France, car j'ai promis de ne rien dire et de plus, à Pune, les nouvelles se diffusent très rapidement. Méfiance !

C'est un Indien brahmane, donc à priori végétarien, qui vient en France et nous mangeons au restaurant. Lui vient l'idée - et là moi-même j'étais bluffée parce que je le connaissais depuis longtemps - de manger un steak haché, donc ... du BOEUF ! Il y avait chez lui comme une sorte de défi dans cet acte, du genre "moi, je suis émancipé", tout en reconnaissant clairement qu' "il vaudrait mieux que ça ne se sache pas à Pune" (d'où l'anonymat). Pas de commentaire de ma part, au fond, il est "adulte et vacciné".

Le soir-même, à la maison, il se plaint d'un bouton sur le nez. Je regarde, vois bien un petit point rouge, mais rien de bien sérieux. Quelque chose comme un comédon un peu irrité ? Et là, mon ami commence tout un discours qui m'a stupéfaite : que ça vient de la nourriture, que celle-ci en France est de nature chaude, qu'elle crée des inflammations dans tout le corps, qu'il doit manger de la nourriture de nature froide ... là où je ne voyais que nez, bouton et tout petit microbe. Visiblement, ce n'est pas seulement son nez, c'est tout son corps qui est atteint par cette (mortelle ?) inflammation. Et son inquiétude de monter, c'était presque de l'angoisse, son discours de devenir de plus en plus obsessionnel ... Je me suis dit : Nous voilà bien ! Qu'est-ce que je fais maintenant ?

Idée soudaine : Mais pourquoi n'appelles tu pas X , tu sais il est en stage à Paris, il est de Pune, il est médecin, tu le connais, il va pouvoir te renseigner sur ce qu'il faut faire ! Appel téléphonique en urgence de mon ami. Trois quart d'heures en marathe (!!!), la langue du Maharashtra  auquel évidemment je ne comprends rien mais qui ont bien réussi à mon ami qui a retrouvé le sourire ... et est redevenu végétarien.

20 août 2006

La carte de rationnement (ration card)

ration_card_shop     <-- foule devant une "fair price shop"

Le document officiel de base de toute famille indienne n'est pas le livret de famille, inexistant, mais la "ration card". Eh oui, en Inde, il y a des cartes de rationnement !

C'est un document où sont inscrits tous les membres de la famille et qui permet d'avoir accès à des magasins nommés "fair price shops" où l'on trouve les produits de base (mais alors, vraiment de base !) à des prix subventionnés : le riz, le blé, le sucre et pour les plus pauvres l'huile et le kérozène. Son obtention est difficile et requière parfois un bakchich. Il y a en général deux tarifs, un pour les A.P.L. (= above poverty line = au-dessus du seuil de pauvreté) et un pour les B.P.L. (= below poverty line = en-dessous du seuil de pauvreté).

 

Sa perte, ou sa non-attribution, est catastrophique car la famille doit alors acheter les produits de base sur le marché libre, c'est à dire bien plus cher. Lors du tsunami, de nombreuses familles ont été confrontées à ce problème, ayant tout perdu.

Il y a quelques années, elle servait à tout, puisqu'en Inde, il n'y a pas de carte d'identité. Un ami à moi de milieu aisé pestait régulièrement contre ce document "honteux" qui n'était même pas individuel. Cependant, l'administration a introduit récemmment une carte d'électeur à défaut de carte d'identité.

La carte de rationnement peut servir aussi de justificatif pour obtenir un passport, un prêt bancaire ... Elle est en train de se moderniser, avec empreintes digitales et photos de toute la famille pour éviter les fraudes.

Pour l'évolution de cette dernière, lire (fichier .doc) : Ration_card

Donc, un conseil, si vous êtes Indien : ne perdez pas votre "ration card" !

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11 juin 2012

Une bibliographie sur l'Inde (mise à jour le 24/06/15). J'ai aimé :

 

 

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  • Dictionnaire de la civilisation indienne, Louis Frédéric, Bouquins
  • Fous de l'Inde, Régis Airault, Petite bibliothèque Payot
  • Gange O ma mère, B. P. Gupta, Gallimard
  • Inde - Journal d'un intouchable, Madhau Kondviller, L'Harmattan
  • La Bhagavad Gîtâ, Anonyme, Imprimerie Nationale
  • La colère des aubergines, B. Sharma, Picquier Poche
  • La complainte du sentier, B. B. Banerji, Gallimard
  • La mousson, Louis Bromfield, Le Livre de Poche
  • Le défi indien, P. K. Varma, Babel
  • Le Dernier Moghol, W. Dakrymple, Payot
  • Le Dieu des Petits RiensArundhati Roy, Gallimard
  • Le licencié es lettres, R.K. Narayan, 10/18
  • Le Mahabharata, Anonyme, Garnier-Flammarion (deux tomes)
  • Le mangeur d'hommes, R.K. Narayan, Le Livre de Poche
  • Le palais des illusions, C.B. Divakaruni, Picquier Poche
  • Le peintre d'enseignes, R.K. Narayan, Belfond
  • Le professeur d'anglais, R.K. Narayan, 10/18
  • Le riz et la mousson, Kamala Markandaya, J'ai Lu
  • Le roman du Gange, Bernard Pierre, Pocket
  • Les fabuleuses aventures d'un Indien malchanceux ... , Vikas Swarup, Belfond
  • Les grands moghols, splendeur et chute, André Clot, Plon
  • Les grands mythes de l'Inde, Guy Deleury, Fayard
  • Les Indes Florissantes, Guy Deleury, Bouquins
  • Les Indiens, portrait d'un peuple, S. & K. Kakar, Seuil
  • L'inde (sans les Anglais), Pierre Loti, Editions Kailash
  • Ma vie d'intouchable, Daya Pawar, La Découverte
  • Moksha - Le Monde intérieur - Enfance et société en Inde, Sudhir Kakar, Les belles lettres
  • Mémoire d'un Indien du sud, R.K. Narayan, Anatolia
  • Nocturne indien, Tabucchi, 10/18
  • Pancha Trantra, Anomyme, Imprimerie Nationale
  • Psaumes du pèlerin, Toukârâm, Gallimard
  • Psaumes du tailleur, Nâmdev, Gallimard
  • Renaître en Inde, Guy Deleury, Stock
  • Samskara, U.R. Anantha Murthy, L'Harmattan
  • Sous le banian, R.K. Narayan, Belfond
  • Swami et ses amis, R.K. Narayan, Le Livre de Poche
  • The argumentative Indian, Amartya Sen, Penguin (en anglais)
  • The best of Laxman, R.K. Laxmann, Penguin Book (en anglais)
  • The discovery of India, Jawaharlal Nehru, Oxford University Press (en anglais)
  • The 3 mistakes of my life, Chetan Bhagat, Rupa & co (en anglais)
  • Un barbare en Asie, Henri Michaux, Gallimard
  • Une vie paria, Viramma, Josiane et Jean-Luc Racine, Terre Humaine
  • Un garçon convenable, Vikram Seth, Grasset
  • Un nouveau modèle économique, Amartya Sen, Odile Jacob (nombreuses statistiques sur l'Inde)
  • Un psychiâtre en Inde, M. Boss, Fayard
  • Un village près de la mer, Anita Desai, Folio Junior
  • Vinôbâ ou Le nouveau pèlerinage, Lanza del Vasto, Folio
  • The Hindus : an alternative history, Wendy Doninger, Internet (interdit en Inde)

Si vous avez aimé d'autres livres sur l'Inde, laissez-moi un petit message dans les Commentaires !

5 décembre 2012

Fabrication de jaggery (sucre de canne brut)

J'ai visité lors de mon séjour en Inde une fabrique de jaggery (sucre de canne brut). Voilà les photos :

La matière brute, la canne à sucre.

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Extraction du jus.

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Le jus coule.

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On le met dans un gros chaudron sur le feu.

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Une fois l'eau évaporée, on étale ce qui reste pour le faire sécher et le découper.

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C'est un travail pénible à cause de la chaleur qui règne en permanence. 

22 juin 2015

Yoga, les foules de l'Inde ...

 

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Hier a eu lieu la Journée Internationale du Yoga. Peu médiatisée en France, cette journée a eu un grand succès en Inde car les fonctionnaires, les militaires, les employés de chemin de fer et les enfants des écoles étaient mobilisés pour l'occasion.

Le Guiness Book of Records a compté sur l'avenue de New Delhi que vos voyez plus haut 35 985 participants de 84 nationalités différentes, le plus grand rassemblement de yoga jamais organisé.

Pour tout dire, ça m'a laissé une impression de saturation. Modi, le Premier Ministre, qui participait en tête à l'événement, était de toutes les photos. Modi par ci, Modi par là, Modi dans les journaux, Modi sur Internet ... visiblement, c'était sa journée.

Par ailleurs, j'avais pensé jusqu'ici que le yoga était une discipline individuelle, voilà qu'il s'est transformé en grand barnum médiatique. Je ne sais trop quoi penser ...

 

17 décembre 2012

Ravi Varma, un peintre indien du 19ème siècle

Lors de mon séjour en Inde, j'ai découvert chez Rahul et Kunda une copie de la peinture suivante, que tout le monde admirait et je me demandais bien pourquoi :

lady-with-the-lamp-ravi-verma

Femme à la lampe

J'ai donc fait quelques recherches. L'auteur de cette peinture s'appelle Ravi Varma (1848-1906), donc un peintre indien du 19ème siècle.Il a illustré des scènes du Mahabharata et du Ramayana, traitait ses sujets à la manière classique de l'Europe de l'époque et a obtenu un grand succès. Voici deux autres de ses oeuvres :

Raja-ravi-varma-lady-with-fruits

Femme aux fruits

 

Raja-Ravi-Varma-Malabar-LadyWithVeena

Femme du Malabar à la veena

Donc une peinture assez conventionnelle, presque trop sage, mais qui est loin d'être désagréable ... 

24 avril 2019

Elections indiennes : machines à voter et encre indélébile

 

élections1

 

 

élections2

 

L'autre jour je vous parlais des élections en Inde en quelques chiffres. Aujourd'hui, c'est l'aspect à la fois moderne et traditionnel de ces élections que je veux aborder.

Pendant longtemps, les Indiens n'avaient pas de carte d'électeur. Une trace d'encre indélébile sur le doigt était le signe qu'ils avaint déjà voté. A présent,  les Indiens peuvent s'inscrire eux-même sur un site Internet afin d'obtenir celle-ci. Puis, le jour du scrutin, ils se rendent dans leur bureau de vote comme chez nous ... où il y a souvent une très longue queue, ou plutôt souvent deux, à ce que j'ai pu voir, une pour les femmes, une pour les hommes. 

On vote partout sur une machine électronique, le papier n'existe pas. Si aucun des candidats ne trouve grâce aux yeux de l'électeur, il peut voter blanc donc NOTA  en anglais (none of the above). 

On pourrait penser que toute cette informatique a rendue obsolète l'encre indélébile. Et bien non ! La preuve, cette affiche et la photo de deux doigts (devinez quel est le doigt féminin ?) aimablement fournie par Sunil N., un de mes correspondants Facebook.

 

7 octobre 2012

Lèpre : ne pas se réjouir trop vite !

 

bacille-de-la-lepre

 

L'Inde progresse d'un point de vue médical : elle a été reconnue exempte de poliomyélite par les organismes internationaux, suite à une campagne de vaccination généralisée.

Cependant, il ne faut pas se réjouir trop vite ! En ce qui concerne la lèpre, quasiment disparue en 2005, elle fait son retour avec par exemple 2 515 nouveaux cas dans le Maharashtra l'an dernier, dont 12 % d'enfants.

En 2010, 228 474 cas de lèpre ont été détectés dans le monde, dont 126 800 en Inde, soit 55 % du total !

L'ILU ("International Leprosy Union") dont le siège est à Pune plaide pour une campagne de porte à porte pour détecter les nouveaux cas et les traiter le plus rapidement possible. Seul une thérapie entreprise tôt - et la lèpre se soigne bien de nos jours - permet d'éviter les séquelles de la maladie.

4 juillet 2012

Un film marathi que j'aimerais voir : "Tukaram"

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Je vous ai déjà pas mal bassinés avec le pèlerinage de Pandharpur, la légende de Vithoba et la vie de Toukaram. Or, j'apprends qu'un film en marathi vient de sortir dans le courant du mois de juin sur ... la vie de Toukaram !

tukaram

Je veux voir ce film ! Je dois voir ce film. Il paraît qu'il est très bien et la musique aussi.

Hélas, il n'a aucune chance de sortir en France. Il faut dire que le public pour une telle oeuvre doit être restreint, donc comment faire ?  Je vais envoyer un mail à mes amis indiens pour qu'ils m'achètent le DVD dès qu'il sort. Je le récupérerai en novembre chez eux.

20 juin 2012

La mère du héros : Rajmata Jijabai

J'ai raté, le 12 juin, de vous parler de la mère de Shivaji, le grand héros du Maharastra : Rajmata Jijabai (1598-1674). C'était le jour de sa célébration. Elle a été l'inspiratrice de son fils dans sa lutte contre les Moghols.

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mère de Shivaji

En Inde, les femmes sont souvent (trop souvent) représentées comme "mère de ...".  Bon, je vais essayer de vous trouver une Jeanne d'Arc indienne !

17 décembre 2006

De très beaux tissus indiens

Quand on veut faire des cadeaux, le dernier chic à Pune, c'est d'aller dans un magasin FABINDIA. D'abord, c'est cher***, ce qui montre bien qu'on a les moyens. Donc, on fera attention à bien offrir le cadeau dans le sac papier FABINDIA d'origine, pour bien montrer qu'on ne lésine pas !

(*** = cher pour les Indiens, abordable pour les Européens)

FABINDIA se vante de ne sélectionner que des tissus fabriqués selon des méthodes traditionnelles dans les villages, avec colorants naturels et tout et et tout. Ecologique, quoi ! (Commerce équitable, je ne sais pas).

Ensuite ... ensuite, c'est vrai que FABINDIA a un choix de formes et de coloris insurpassable pour tout ce qui concerne l'habillement féminin (et dieu sait que la femme indienne est exigeante !) et le linge de maison. Du rouge, du rouge légèrement parme, du parme, du parme un peu violet, du violet, du violet tirant sur le rose, des motifs floraux, des figures géométriques ...

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Et en plus, on peut assortir ! Fini le temps où on achetait un pendjabi (tunique + pantalon) aux couleurs et aux tailles déjà coordonnées. Dans ce magasin, on choisit le haut, puis on choisit le bas, le tout en quelques heures ... un bonheur pour celles que la nature a fait XXL de poitrine mais M de pantalon !

Pour information finale : la mode était il y a quelques années aux hauts clairs et aux pantalons plus sombres. Maintenant, c'est l'inverse, le pantalon se doit d'être blanc, crème, ou en tout cas plus clair que la tunique.

Ne vous dites pas : je n'irai jamais en Inde, alors, à quoi bon rêver ?  Visitez immédiatement :

www.fabindia.com

9 décembre 2012

Photos de la visite de Belur

Je ne veux pas recopier le Guide Bleu ! Aussi les commentaires sont de moi et rien que de moi, même s'ils pêchent un peu par leur maigreur (et puis zut, vous n'avez qu'à acheter le guide sus-nommé).

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Devant le temple, à noter la plateforme sur laquelle il se situe.

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Une colonne devant le temple, qui ne repose que sur elle même, pas de fondation !

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Même quand le temple est fermé, les pieds du dieu sont là, ce qui permet de l'honorer.

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A l'entrée du temple.

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Danseuse.

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Cet oiseau me rappelle les sculptures du Moyen-âge des cathédrales.

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Malborough s'en va en guerre ...

1 décembre 2012

Les deux derniers jours

Les deux derniers jours en Inde chez Indu ...

J'ai donc pris l'avion le 26 de Pune à Bangalore pour arriver chez Indu. Récupérée par son chauffeur qui avait la clef, je suis arrivée dans son immense appartement. Et oui, Indu a un chauffeur ! Je reviendrai sans doute sur le sujet : la belle vie d'un médecin spécialiste en Inde ... J'en ai profité !

En effet, le lendemain matin, Indu devant aller travailler, j'ai fait du tourisme dans Bangalore avec le-dit chauffeur Raju qui est très gentil. Le Bull Temple, un musée et un musée de peinture. Tout d'abord, un embouteillage monstre ... puis le Bull Temple, le taureau étant le véhicule de Shiva. Je regrette à cette occasion de ne pas avoir photographié celui de la colline de Mysore, plus grand et d'une seule pièce.

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Remarquer les caractères tout en rondeur du kannada !

 

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Le premier musée était sans doute une erreur du chauffeur : je me suis retrouvée dans l'équivalent indien du Palais de la Découverte, le "vrai" musée était à quelques pas. Mais je ne regrette pas, comme je m'intéresse à un peu tout, ce musée lui-aussi ne manquait pas d'intérêt et le spectacle était aussi dans la salle ! L'autre musée, la galerie de peinture etait lui aussi intéressant, mais plutôt que la peinture franchement abstraite, je préfère quand les Indiens reprennent des thèmes de la mythologie. Mangé au restau, mais déçue car le serveur, sans doute pour me faire plaisir avait fait supprimé du poulet que j'avais commandé toute trace d'épice un tant soit peu piquante, donc c'était d'une fadeur sans nom.

Le lendemain je suis allée le matin dans Sanjay Nagar Main Road, la grande rue commerçante d'à côté pour quelques achats. J'ai fait l'emplette de serviettes de toilettes très très fines, en coton. J'ai aussi visité le temple du quartier qui "mange à tous les rateliers" car c'est un temple multi-dieux, on prie celui que l'on veut, de Ganesh à Shiva ... J'ai bu de l'eau de noix de coco en rentrant, il commençait à faire soif, puis je suis rentrée, j'ai mangé sur le pouce ce que j'ai trouvé dans le frigo, à vrai dire, depuis un mois que j'étais suralimentée, je n'avais pas très faim. Fait une petite sieste, puis attaquée le rangement dans mon sac de toutes mes affaires.  C'est là qu'Indu est entré, nous sommes repartis dans la rue commerçante acheter une cafetière genre "cafe filter" en Inox.

Et le lendemain jeudi 29 novembre, tagata, aux aurores, 3 heures du matin, debout tout le monde, pour aller prendre un avion pour Delhi à 6. Le voyage du retour s'est bien passé, même si dans l'avion je m'ennuyais à mourir. Arrivée en France, je ne me sentais pas trop bien, je n'avais pas le moral, mais j'ai eu un bus pour Meaux tout de suite à Roissy, je me suis couchée tout de suite en arrivant, décalage horaire oblige, sans doute et j'ai dormi / sommolé pendant presque 48 heures sans rien manger de sérieux. Ca y est, je suis maintenant réveillée et prête à remettre en route ma vie de tous les jours ! 

28 novembre 2012

Deux jours chez Prasad

Mes deux derniers jours à Pune ...

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J'ai eu l'occasion grâce à Prasad de rendre visite à deux classes de son cours de français dans un collège où j'ai également rencontré une professeur d'allemand très sympathique. Pour l'occasion les deux groupes étaient réunis et nous avons discuté (en anglais) de comment les français voient les allemands, et vice-versa et comment les européens voient les indiens. Ca a été parfois un moment de rire intense. Je leur ai demandé, entre autres questions, si ils étaient étudiants en Europe, si ils seraient prêts à manger du boeuf (c'était une question un peu provocatrice) et il y a eu des grands cris : comment pourrions nous manger de la vache, qui est comme notre mère ? A la sortie, j'avais des groupies qui voulaient me prendre en photo avec elles !

Puis Prasad et moi sommes allés manger dans un restaurant, où malheureusement pour Prasad ils ne servaient pas d'alcool (c'était un jour saint du calendrier hindou). Nous avons pris du biryani, je pensais bien prendre du biryani au mouton mais Prasad m'a appris que ce qui se vend comme mouton est, du moins à Pune, de la chèvre (goat), déception intense, du coup j'ai pris un biryani au poulet, car manger de la chèvre ne me disait rien.

Le soir, nous avons conduit son neveu Yash a l'aéroport, puis nous sommes passés rendre visite à la tante de Prasad, la soeur de madame Barve mère.

Le lendemain, Prasad avait une céremonie dans sa famille, c'était le treizième jour après le décès d'une tante, donc il est parti le matin assez tôt. Maya est arrivée et nous sommes allées manger au restaurant Samudra, puis nous nous sommes quittées un peu émues.

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Maya au restaurant devant son dosa.

Il y a huit Ganesh célèbres dans le Maharashtra et nous nous sommes promis de faire quand je reviendrai à Pune le pèlerinage des huit Ganesh (c'est un classique à Pune), soit quatre darshan de Ganesh par jour. J'ai essayé de négocier à huit Ganesh en trois jours, mais ça n'a pas marché, la tradition veut deux jours.

Puis le soir, j'ai été invitée par Milind, que je n'avais pas revu depuis ... une éternité. C'est là qu'on constate que de jeunes adultes quand nous nous sommes rencontrés, nous sommes devenus des adultes, je ne dirais pas d'un certain âge mais presque ! Milind habite en "joint family" avec ses très vieux parents, sa nouvelle épouse, et ses deux fils dont Chimnay que je rencontre à l'occasion sur Facebook.Milind m'a fait des tas de petits cadeaux, des batonnets d'encens, des épices et même une petite bouteille de vin indien. C'est amusant de voir que Milind est très respectueux de la tradition, il ne boit pas et ne fume pas en présence de ses parents, par respect.

Et puis le lendemain, départ pour Bangalore en avion pour la dernière étape de mon grand voyage en Inde.

25 novembre 2012

Voyage dans le Konkan

Reprenons !

Nous avons d'abord commencé par la visite du temple de Mahalakshmi à Kolhapur, où nous avons fait la queue (pas trop longtemps tout de même) pour apercevoir l'idole (darshan). Pas trop de bousculade mais une atmosphère confinée, une fois dans la queue, on ne peut plus en sortir et je n'aime pas trop ça.

Puis le jour deux a été consacré au trajet entre Kolhapur et Ratnagiri en traversant les ghats, les montagnes qui séparent le plateau du Deccan de la bande cotière. Rien de spécial à signaler si ce n'est la fin du voyage, où nous nous sommes perdues un certain nombre de fois avant d'arriver au Home Stay dans lequel j'avais réservé. A ma grande surprise, le Konkan n'est pas une région plate, il y a de nombreuses collines et les toutes petites routes n'en finissent pas de tourner et de retourner. Par certains côtés, ca m'a rappelé les chemins creux de Bretagne. L'habitat y est très dispersé.

Nous sommes reparties pour le diner chez une cousine de Maya en nous perdant encore plus qu'à notre arrivée. (Il semble que les Indiens aient de la famille partout !). Très gentille famille ! Rentrées en trois fois moins de temps qu'à l'aller.

Jour trois :

La, j'avais décidé - et heureusement Maya a suivi - que ce jour serait consacré au repos ou presque, c'est pourquoi nous avons lambiné le matin, dans cette propriété pleine de palmiers, de manguiers et de bananiers et où les oiseaux chantaient dès le lever du soleil. Décor paradisiaque loin de tout, mais on ne peut pas tout avoir en même temps, l'animation de la ville et le calme de la campagne. Maya, qui vit dans un appartement bruyant à Pune a commencé à vraiment se détendre et ça m'a fait plaisir.

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Notre bungalow.

 

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Des palmiers en veux-tu en voila !

Puis nous sommes allées à Ganpatipule, à quelques kilomètres, où se trouve un temple moderne quasiment les pieds dans l'océan. Encore un petit darshan, cette fois-ci de Ganesh, et hop, nous voilà sur la plage à déguster l'eau bien fraîche d'une noix de coco. Puis nous avons trempé les pieds dans l'océan indien, on ne peut pas se baigner à Ganpatipule car le site est dangereux, il y a des rouleaux comme sur l'Atlantique.

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Le temple de Ganpati et la plage.

Maya avait réservé le repas dans un petit restaurant végétarien, donc je n'ai pas eu l'occasion de manger du poisson, par contre j'ai goûté la pâtisserie locale, celle que préfère le dieu Ganesh, le "motak' qui a la forme d'une figue qui aurait des quartiers. C'est à base de riz a l'extérieur et de noix de coco à l'intérieur. On l'ouvre avant dégustation pour y ajouter du ghee (beurre clarifié).

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Le motak.

Puis nous sommes reparties mollement vers notre Home Stay ou nous avons glandé jusqu'au dîner du soir. Ensuite, nous avons fait les comptes du voyage allongées sur le lit, il fallait nous voir manipuler par paquet les billets de 100 et 500 roupies destinés à payer l'agence de voyage !

Jour quatre :

Nous avons repris le chemin de Pune en retraversant les ghats et en nous arrêtant à midi (enfin, il était plutôt deux heures) dans le même restaurant qu'à l'aller. Maya me disait : je ne veux pas rentrer, je veux rester ici. Hélas tout a une fin, et c'est vers six heures que nous avons atteint Pune.

13 octobre 2012

La "longue marche" des paysans s'arrête (info RFI)

Vous vous rappelez ? Des milliers de paysans avaient le projet de marcher de Gwalior à Delhi pour demander une réforme agraire. Et bien, voila la suite, le gouvernement a négocié avec eux avant qu'ils n'atteignent la capitale. 

Le gouvernement indien s'est engagé sur une vaste réforme.

"En Inde, les 50.000 paysans, agriculteurs et membres de tribu qui menaient une « longue marche » vers New Delhi depuis plus d’une semaine viennent d’interrompre leur mouvement, ce jeudi 11 octobre. Leurs représentants ont en effet signé aujourd’hui un accord avec le gouvernement indien, dans lequel ce dernier s’engage sur une politique de réforme agraire.

Le ministre du Développement rural s’est engagé sur quatre points principaux en signant ce document. D’abord, New Delhi devra convaincre chaque Etat fédéré d’appliquer la réforme agraire, ce qui fait défaut dans beaucoup de cas. Puis le gouvernement central devra lui-même présenter dans les six mois une directive qui offre un meilleur droit au logement et à l’accès à la terre pour des millions de paysans.

Enfin, il a promis la mise en place de tribunaux spéciaux afin de résoudre les conflits interminables autour de la propriété de terres - et qui opposent souvent des paysans à de grandes compagnies qui cherchent à exploiter ces terrains pour de grands projets.

L’humeur était joviale ce jeudi, chez ces 50.000 paysans, après une lutte menée depuis près de cinq ans autour de ces questions. Mais les responsables du mouvement restent vigilants, et ils ont ainsi obtenu de faire partie d’un comité d’experts, qui suivra de près la concrétisation de ces promesses."

RFI


(Pourquoi est-ce que je livre cet article tel qu'il est ? Non par une flemme intense, mais quand c'est bien écrit, il n'y a rien à rajouter ...)

3 septembre 2012

Du courrier en retard !

Certains se sont étonnés de voir que je n'écrivais plus sur ce blog depuis deux semaines. Je gardais le chat d'Aline, une amie, et cette pauvre bête m'a pris tout mon temps tellement elle était en manque d'affection.

Tiens, au sujet du courrier en retard ... En 1966, un avion d'Air India s'est écrasé sur le Mont Blanc, tuant tout ses passagers, et 46 ans après, on vient de découvrir une valise diplomatique qu'il contenait :

valise diplomatique

 

La faute au réchauffement climatique ?

14 mai 2012

The Best Exotic Marigold Hotel (Indian Palace)

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Hier, je suis allée voir "Indian Palace" au cinéma.

Le film se déroule à Jaipur. C'est l'histoire de sept retraités britanniques qui décident d'"outsourcer" leur retraite en Inde dans un hôtel de luxe ... qui se révèle vite moins luxueux que prévu. Chacun d'entre eux, ou presque, se retrouve marqué par le pays et leurs opinions sur la vie évoluent.

Malheureusement le scénario est un peu mou et seules quelques scènes donnent à voir ce qui aurait pu être un film d'exception.

Les scènes de rue sont intéressantes, elles sont dominées par une foule bruyante et omniprésente. Je proteste un peu : il y a aussi des matins calmes en Inde !

 

16 décembre 2006

Un autel domestique

Dans une famille traditionnelle, un autel pour les dieux de la maison :

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En s'approchant, on voit une clochette, de nombreux portraits, des statuettes, une petite conque ...

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Et à côté le dieu omniprésent, celui qu'on inplore pour tous les commencements : Ganesh, ici entouré de petites guirlandes.

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J'adore ce côté kitsch qui rend la religion souriante et aimable ...

26 mai 2019

Victoire de Modi aux élections indiennes

 

Je commençais à me désespérer ; pas le moindre petit article de journal à me mettre sous la dent, rien que de la politique dans les gazettes indiennes. Et bien c'est fait ; le BJP, dirigé par Narendra Modi, le premier ministre indien a largement gagné les élections. D'où les caricatures suivantes ;

 

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Bon, on va pouvoir repasser aux choses sérieuses !

 

 

23 avril 2019

Inde : une élection XXXXXXXXXXXL

 

Elections

 

- 879 millions de votants,

- 10 millions de personnes pour l'organisation,

- 1,7 million de machines à voter,

- vote à un tour,

- 543 députés élus au Lok Sabha, l'équivalent de notre chambre des députés,

- 1/4 des sièges réservés aux castes répertoriées (dalits et indigènes),

- 6 semaines de vote selon les régions.

Ce vote va déterminer qui de Modi (BJP, les nationalistes) ou de Rahul Gandhi (Congress, le parti historique) va devenir Premier Ministre. Modi tient largement la corde. 

 

2 avril 2017

Chez Maya, du 16 au 19 mars

 

Je n'ai pas eu acces à un ordinateur jusqu'à la fin de mon séjour, voilà pourquoi je vais faire une synthèse rapide de la période entre le 15 mars et le 29 mars. Commençons d'abord par le séjour chez Maya.

Maya habite un tout petit appartement une pièce-cuisine, avec les WC à l'indienne à l'extérieur. Comme il n'y a qu'un lit, j'ai dormi par terre (un peu dur, les premières nuits). Elle était très contente de m'avoir comme invitée car j'étais la première personne qui dormait chez elle et aussi la première étrangère dans la ruelle où elle habite, d'où une grande gentillesse de la part de ses voisins. Son propriétaire m'a même autorisée à utiliser ses WC à l'occidentale !

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Maya a de gros problèmes d'yeux et elle a dû abandonner son job de correctrice bien payé dans une maison d'édition. Pour l'instant, elle prépare à domicile des snacks et elle aide un vieux monsieur, ce qui reste très précaire. Compte tenu de cette situation, j'ai payé toute la nourriture et les rickshaws lors de mon séjour.

Nous sommes allées au marché, où nous avons acheté des légumes et du raisin (30 roupies la livre, ce qui est cher pour un budget indien). Maya est très bonne cuisinière et me demandait toujours ce que je voulais manger. Ce qui m'a permis de ne pas être "gavée" comme dans les familles précédentes.

Comme je traînais une infection urinaire, nous sommes allées à la pharmacie d'un hôpital. J'ai eu droit sans ordonnance à des antibiotiques et à un liquide jaune censé rendre les urines plus alcalines.

Nous sommes allées à un spectacle gratuit de Kathak, danse indienne où la danseuse a des grelots aux chevilles. Honnêtement ? C'était super ... mais ça n'en finissait pas, le spectacle a duré dans les 2,3 heures. Après la représentation par une danseuse est venue l'exhibition de son gourou, une dame plus âgée. Il y avait toute une une partie mimée et la salle était écroulée de rire, sauf moi, évidemment.

Nous sommes aussi allées rendre visire à Nirmala Purandare, la présidente de "Friends of France" et de"Vanasthali". Je l'ai trouvée très affaiblie par l'âge mais encore très lucide. Elle soufrirait de la maladie de Parkinson.

Qu'avons-nous fait d'autre ? Rien de très notable, bavardé, visité un jardin publique, lavé des vêtements (c'est tout un sport quand il n'y a de l'eau que le matin et le soir, mais Dieu merci, ça sèche vite !).

Puis le 20, nous sommes parties pour Lonavla.

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