Voyage dans le Konkan
Reprenons !
Nous avons d'abord commencé par la visite du temple de Mahalakshmi à Kolhapur, où nous avons fait la queue (pas trop longtemps tout de même) pour apercevoir l'idole (darshan). Pas trop de bousculade mais une atmosphère confinée, une fois dans la queue, on ne peut plus en sortir et je n'aime pas trop ça.
Puis le jour deux a été consacré au trajet entre Kolhapur et Ratnagiri en traversant les ghats, les montagnes qui séparent le plateau du Deccan de la bande cotière. Rien de spécial à signaler si ce n'est la fin du voyage, où nous nous sommes perdues un certain nombre de fois avant d'arriver au Home Stay dans lequel j'avais réservé. A ma grande surprise, le Konkan n'est pas une région plate, il y a de nombreuses collines et les toutes petites routes n'en finissent pas de tourner et de retourner. Par certains côtés, ca m'a rappelé les chemins creux de Bretagne. L'habitat y est très dispersé.
Nous sommes reparties pour le diner chez une cousine de Maya en nous perdant encore plus qu'à notre arrivée. (Il semble que les Indiens aient de la famille partout !). Très gentille famille ! Rentrées en trois fois moins de temps qu'à l'aller.
Jour trois :
La, j'avais décidé - et heureusement Maya a suivi - que ce jour serait consacré au repos ou presque, c'est pourquoi nous avons lambiné le matin, dans cette propriété pleine de palmiers, de manguiers et de bananiers et où les oiseaux chantaient dès le lever du soleil. Décor paradisiaque loin de tout, mais on ne peut pas tout avoir en même temps, l'animation de la ville et le calme de la campagne. Maya, qui vit dans un appartement bruyant à Pune a commencé à vraiment se détendre et ça m'a fait plaisir.

Notre bungalow.

Des palmiers en veux-tu en voila !
Puis nous sommes allées à Ganpatipule, à quelques kilomètres, où se trouve un temple moderne quasiment les pieds dans l'océan. Encore un petit darshan, cette fois-ci de Ganesh, et hop, nous voilà sur la plage à déguster l'eau bien fraîche d'une noix de coco. Puis nous avons trempé les pieds dans l'océan indien, on ne peut pas se baigner à Ganpatipule car le site est dangereux, il y a des rouleaux comme sur l'Atlantique.

Le temple de Ganpati et la plage.
Maya avait réservé le repas dans un petit restaurant végétarien, donc je n'ai pas eu l'occasion de manger du poisson, par contre j'ai goûté la pâtisserie locale, celle que préfère le dieu Ganesh, le "motak' qui a la forme d'une figue qui aurait des quartiers. C'est à base de riz a l'extérieur et de noix de coco à l'intérieur. On l'ouvre avant dégustation pour y ajouter du ghee (beurre clarifié).

Le motak.
Puis nous sommes reparties mollement vers notre Home Stay ou nous avons glandé jusqu'au dîner du soir. Ensuite, nous avons fait les comptes du voyage allongées sur le lit, il fallait nous voir manipuler par paquet les billets de 100 et 500 roupies destinés à payer l'agence de voyage !
Jour quatre :
Nous avons repris le chemin de Pune en retraversant les ghats et en nous arrêtant à midi (enfin, il était plutôt deux heures) dans le même restaurant qu'à l'aller. Maya me disait : je ne veux pas rentrer, je veux rester ici. Hélas tout a une fin, et c'est vers six heures que nous avons atteint Pune.












