Wai, une petite ville et ses ghats
C'est l'heure de la lessive sur les ghats de Wai, une petite ville du Maharashtra !



C'est l'heure de la lessive sur les ghats de Wai, une petite ville du Maharashtra !




Voilà une image que j'aurais dû joindre à un post précédent sur le problème des ordures en Inde.
J'ai bien failli me faire écraser par un véhicule pour la prendre ! On y reconnait la ménagère (de moins de 50 ans ?) en train de trier ses ordures, les déchets humides (restes alimentaires et d'épluchage) dans la poubelle verte à gauche et le reste dans la poubelle blanche à droite.
Maintenant que nous voilà tous rassurés de ce que la fin du monde n'ait pas lieu aujourd'hui, on va pouvoir s'attaquer à un sujet moins futile, et tiens, si on parlait un peu des religions dans le monde et de la place de l'Hindouisme ?

L'Hindouisme est la troisième religion dans le monde, si, si, et aussi la plus concentrée géographiquement dans trois pays : l'Inde, le Népal et l'île Maurice.
Dans le monde il y aurait (je mets le conditionnel car c'est une étude américaine, je les soupçonne de majorer le nombre de Chrétiens) :
2, milliards de Chrétiens 32 % de la population mondiale
1,6 milliard de Musulmans 23 %
1 milliard d'Hindous 15 %
0,5 milliard de Bouddhistes 7 %
A noter que l'Inde a la seconde population musulmane dans le monde après l'Indonésie.
Mais ce qui est vraiment amusant dans l'histoire, c'est de faire un micro-trottoir et de demander :
Question : Réponse classiquement reçue
- comment s'appellent les habitants de l'Inde ? les Hindous
- quelle est leur religion ? le Bouddhisme
alors que l'Inde est probablement le pays où cohabitent le plus de religions, de l'Islam au Jaïnisme, en passant par les Sikhs, et les Zoroastriens (Parsis) !
Voilà un excellent shéma d'une technique de lutte contre les moustiques qui devrait être mise en oeuvre à Chennai (ex Madras). Ces sales bêtes transmettent la malaria et la dengue (prononcer "dingue"). D'ailleurs, pour info juste en passant, les moustiques qui transmettent la dengue piquent le jour et sont d'une espèce différente des moustiques qui transmettent le paludisme et qui piquent à la tombée de la nuit.
Le but est de rendre les moustiques mâles stériles en les soumettant à des radiations gamma, leur descendance sera des oeufs stériles, et la densité des moustiques devrait décroître graduellement.
Je suis pour, mais que dit la SPA indiene ?
Lors de mon séjour en Inde, j'ai découvert chez Rahul et Kunda une copie de la peinture suivante, que tout le monde admirait et je me demandais bien pourquoi :

Femme à la lampe
J'ai donc fait quelques recherches. L'auteur de cette peinture s'appelle Ravi Varma (1848-1906), donc un peintre indien du 19ème siècle.Il a illustré des scènes du Mahabharata et du Ramayana, traitait ses sujets à la manière classique de l'Europe de l'époque et a obtenu un grand succès. Voici deux autres de ses oeuvres :

Femme aux fruits

Femme du Malabar à la veena
Donc une peinture assez conventionnelle, presque trop sage, mais qui est loin d'être désagréable ...

Je ne vous apprendrais rien en vous disant que les rues indiennes sont vraiment sales ... par exemple à Bangalore où la municipalité n'arrive pas à contrôler le phénomène. Il ne suffit pas de ramasser les ordures, encore faut-il trouver un terrain pour les mettre et les municipalités voisines s'y refusent. Le problème est bien connu, même en France.
Chez moi, à Meaux, on a deux poubelles, celle pour le tout-venant, et la poubelle bleue pour le recyclage, où ne peuvent aller qu'un nombre limité de produits. Il y a une liste de produits recyclables, certains plastiques le sont, d'autres ne le sont pas. Ajoutez à cela la benne à verre et la benne à textiles, nous voilà parés, mais souvent interrogatifs : est-ce que je fais le bon choix ?
En Inde, on s'y prend autrement, on distingue les déchets humides (wet waste) provenant des restes alimentaires, épluchures, etc ... et les déchets secs (dry waste), donc tout le reste. Les Indiens commencent à recycler les déchets humides en fabriquant du compost, et les nouveaux bâtiments d'habitations doivent comporter une zone de compostage. Ils peuvent aussi dans une certaine mesure être donnés aux animaux. Les déchets secs, eux, sont ramassés, après que soient passés tous ceux qui ramassent ce qui a encore de la valeur, principalement le métal.
Les journaux ne vont pas dans la benne, ils sont revendus au poids. De même le verre a une certaine valeur.
Mais le principal problème reste celui de l'Indien moyen, à l'habitation extrêmement propre et qui jettera ses ordures dans la rue sans aucun complexe (littering). D'où ces "affiches" trouvées sur le net :


Comment changer les mentalités ? Voilà tout le problème !

J'ai de gros problèmes avec la photographie "pittoresque" en Inde et surtout avec la photographie d'êtres humains. Je n'ose pas ! Quand je compare mes photos à celles d'autres voyageurs, les miennes ne montrent bien souvent que des paysages vides. Cela ne m'intéresse pas d'avoir une série d'Indiens en rang d'oignons (ça on peut l'obtenir assez facilement) mais j'ai vraiment des inhibitions à photographier des gens au cours de leurs tâches quotidiennes.
Aussi cette photo est-elle une photo "volée". J'étais dans le Home Stay Atithi Parinay et m'approchais de la rivière derrière le mur quand j'ai vu cette dame qui y lavait son linge. Elle ne m'avait pas vue. J'ai donc pris une photo d'elle, malheureusement elle s'était retournée entre temps ...
Je crois que c'est la seule photo de mon séjour en Inde prise à l'instinct.
Je ne peux que féliciter les inventeurs de la crème anti-moustiques Odomos vendue dans tout le sous-continent indien.
Son action est incroyable. Vous vous en tartinez. L'odeur n'est pas désagréable (je préférais l'ancienne version à la citronnelle, mais bon ...). Son action se déroule en trois temps :
- vous entendez le moustique arriver. BzzzzZZZZ,
- un temps de silence d'une seconde pas plus,
- vous entendez le moustique repartir complètement écoeuré. BZZZzzzzzz.
Et en plus, vous bénéficiez d'une formation linguistique accélérée dans les différentes langues de l'Inde !
