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Indomaniaque, mon blog de l'Inde
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hindouisme
29 juin 2012

Deux gourous à ne pas mélanger !

Une connaissance de Pune poste tous les jours sur son Facebook une pensée de Saï Baba, j'ai donc décidé de m'instruire un peu et d'aller voir sur Wikipedia de quoi il en ressortait ! Et bien, il y a deux Saï Baba !

Voilà donc le premier Saï Baba, à mon avis le "vrai", celui encore révéré par de nombreux Indiens :

sai baba

Il s'agit de Saï Baba de Shirdi, petite ville du Maharashtra. Il nait en 1838, de parents hindous puis est adopté par une famille musulmane. Vivant pauvrement dans une mosquée il distribue la nourriture qu'il quête aux mendiants et aux lépreux. Il est à la fois proche du soufisme et de l'hindouisme et enseigne aussi bien le Coran que les textes sacrés hindous. Il décède en 1918. Le nom qu'on lui a donné, Saï Baba reflète bien la dualité de ces deux religions, Saï étant d'origne musulmane et Baba voulant dire père en marathi.

Voila un portrait plus classique de lui :

saibaba_shirdi

 

L'autre Saï Baba est le Sathya Saï Baba qui se veut une réincarnation du premier. Né en 1926, il est beaucoup plus célèbre dans les pays occidentaux. 

sathya sai baba

Il a fondé de nombreuses oeuvres caritatives et le nombre de ses disciples serait évalué à 10 millions. Il n'a pas échappé à la controverse, tout d'abord sur ses miracles qui n'ont jamais pu être prouvés, ensuite sur l'accusation d'abus sexuel. Il est décédé en 2011 à l'âge de 84 ans, alors qu'il avait prédit qu'il vivrait jusqu'à 94 ans (ça la fout mal !).

Mes amis indiens sont très sceptiques sur les gourous autoproclamés,comme par exemple le célèbre Osho de Pune,et parfois aussi très ironiques "Tiens, lui aussi, il est mort !" Et je commence à penser comme eux !

 

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19 juin 2012

Encore une photo de pèlerins (Warkaris) vers Pandharpur

Et après on va raconter que les Indiens n'ont pas le sens de l'ordre ...

pèleringe_suite

 

19 juin 2012

La légende de Poundalik et de Vithoba

Pour comprendre le pèlerinage de Pandharpur qui a lieu en ce moment, il est bon de connaître la légende de Poundalik et de Vithoba. Pourquoi le Dieu Vithoba se tient-il sur une brique ?

 

pundalik2

Poundalik était le fils dévoué de ses parents Janudev et Sathyavati qui vivaient dans une forêt nommée Dandirvan. Mais après son mariage, Poundalik commença à maltraiter ses parents. Fatigués du mauvais comportement de leur fils, le vieux couple décida de partir à Kashi. La légende dit que les gens qui meurent dans la ville de Kashi obtiennent le salut et sont délivrés du cycle des réincarnations, de sorte que de nombreux Hindous pieux se rendaient à Kashi dans le passé quand leur fin approchait.

Toutefois, ces vieilles personnes n’étaient pas destinées à échapper à leurs souffrances si facilement. En entendant les projets de ses parents Poundalik et sa femme décidèrent de se joindre à leur pèlerinage. Les mauvais traitements continuèrent. Alors que le jeune fils et sa femme voyageaient à cheval, le vieux couple frêle marchait en affrontant le mauvais temps. Poundalik faisait même travailler ses vieux parents pour rendre son voyage plus confortable. Chaque soir, lorsque le groupe campait à la nuit, le fils forçait ses parents à prendre soin des chevaux et à faire d’autres tâches.

Sur le chemin de Kashi, le groupe atteignit l’ermitage d’un pieux et vénérable sage, Kukkutswami. Epuisée, la famille décida d’y passer quelques jours. Cette nuit-là, tous étant endormis, sauf Poundalik qui ne dormait pas, il eut alors une vision remarquable. Juste avant l’aube, un groupe de belles jeunes femmes, habillées dans des vêtements souillés, entra dans l’ermitage ; elles nettoyèrent le sol, puisèrent de l’eau puis lavèrent les vêtements du vénérable sage. Après avoir fini leur tâche, elle allèrent dans la salle de prière. Quand elles en réapparurent, leurs vêtements étaient d’une propreté sans tache. Puis elles disparurent, aussi inexplicablement qu’elles étaient apparues.

Poundalik ne s’alarma pas mais au contraire ressentit une paix profonde à contempler cette scène. Celle-ci lui resta en tête toute la journée et il décida de rester éveillé la nuit suivante pour confirmer qu’il ne s’agissait pas simplement d’un rêve. Cette fois-là, Poundalik fut vraiment intrigué. Il s’approcha des belles jeunes femmes et posa des questions.

Elles répondirent qu’elles étaient le Gange, la Yamuna et d’autres rivières saintes de l’Inde, révérés pour leur sainteté. Les pèlerins vont y prendre un bain pour chasser leurs péchés, péchés qui souillent leurs vêtements.

Puis elles dirent : « Oh, Poundalik, toi, en maltraitant tes parents, tu es le plus grand pécheur parmi tous ! »

Poundalik en fut marqué au plus haut point et sa conscience sa transforma. Il réalisa ses erreurs, devint entièrement dévoué à ses parents et assura leur confort, même au dépend du sien.

La dévotion, quelle qu’en soit la forme, atteint Dieu sans délai. Impressionné par la dévotion de Poundalik envers ses parents, le Seigneur Vishnou décida de bénir Poundalik immédiatement. Il quitta donc Vaikuntha (sa retraite) pour l’ermitage de Poundalik.

Vishnou frappa à la porte de Poundalik, alors qu’il était occupé à servir de la nourriture à ses parents. Poundalik réalisa bien que Dieu était à sa porte. Mais si grande était sa dévotion envers ses parents qu’il voulut d’abord finir sa tâche puis accueillir le visiteur. C’est alors qu’il fit quelque chose d’étrange mais par pure dévotion. Il lança une brique à l’extérieur pour que Dieu se tienne dessus en attendant qu’il ait fini de s’occuper de ses parents.

En voyant cet acte, Vishnou fut extrêmement impressionné et le Dieu toujours aimant attendit son disciple. Lorsque Poudakik sortit, il demanda pardon, mais, loin d’être mécontent, Vishnou fut séduit par l’amour de Poundalik pour ses parents et lui accorde un vœu. Poundalik demanda à Vishnou de rester sur terre et de bénir ses vrais disciples. Il accepta de prendre la forma de Vithoba, ou le Dieu debout sur une brique, et un temple fut construit à cet endroit.

 (Traduction faite par moi de l'article en anglais sur Pandharpur dans Wikipedia).

16 juin 2012

Le plus grand pèlerinage du Maharastra : Pandharpur

 

pèlerinage Pandharpur

En ce moment se déroule le plus grand pèlerinage du Maharastra. Plus de 500 000 pèlerins (!) se rendent à pied de leur foyer à Pandharpur, petite ville près de Solapur située sur les bords de la rivière Bhima, dans laquelle ils se baigneront pour effacer leurs péchés. 

Pandharpur est connue pour le culte de Vithoba (ou Vitthal) qui est un avatar de Krishna. Le temple de Vithoba date d'avant le 13ième siècle.

Vithoba

Vithoba 

Pandharpur est aussi connue grâce aux psaumes composés par Toukaram au XVIIième siècle et que chantent encore aujourd'hui les pèlerins en route. Ces psaumes ont été traduits en français par Guy Deleury sous le titre "les psaumes du pèlerin" (voir bibliographie, disponible en livre de poche). 

Je suis allé à Pandharpur avec Maya en 2010, malgré la légère incompréhension de mes amis indiens un peu middle-class ! On a le sentiment de se retrouver plusieurs siècles en arrière, c'est impressionnant.

 

2 juin 2012

Quatre arguments pour une crémation écologique à Agra

bois pour crémation

Bois pour crémation

- La ville d'Agra compte 1,5 million d'habitants hindous. Chaque année, il faut 55 000 arbres pour assurer les crémations et le bois devient de plus en plus rare et cher.

- Les fumées des crémations menacent le patrimoine historique d'Agra, dont le Taj Mahal et sa blancheur immaculée.

- Il faut 3 à 5 heures pour une crémation classique, seulement 1 heure pour une crémation électrique.

- Une crémation électrique coûte 470 roupies contre 2 000 pour une crémation classique. 

 

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1 juin 2012

Le Linga de Shiva dans la grotte d'Amarnath

shivlinga

Pélerinage à la grotte d'Amarnath, à 3888 mètres d'altitude, dans le Jammu et Cachemire.

Pour le prochain pélerinage qui doit commencer le 25 juin, on annonce plus de 250 000 personnes. Il faut s'inscrire à l'avance et cette année les quotas sont épuisés. 

23 décembre 2010

Rouge sang

C'est Neelakshi qui m'a raconté cette histoire :

Vers 1930, un brahmin très orthodoxe vient dîner chez sa mère qui entre autres avait préparé des tomates. Ce monsieur a été très choqué de ce légume. Pourquoi ? Parce ce que la couleur des tomates rappelle le sang, les tomates sont donc des aliments impurs.

Et voila la version moderne de cette histoire :

Maya me raconte qu'elle souffre d'anémie et que donc elle mange beaucoup de betteraves rouges pour guérir. Pourquoi ? Parce que les betteraves sont rouges. Je n'ai pas voulu la contredire.

A tout hasard, je rappelle qu'une femme qui a ses règles ne rentre pas dans les temples hindous.

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