Marché couvert pendant la mousson
Une photo de Swapnil Jedhe :


A l'origine, le Khap est est un groupement de plusieurs villages appartenant à la même caste et à la même gotra (ou clan, c'est à dire un ancêtre commun). Cette structure date du 14ème siècle.
Dans l'Haryana, l'Uttar Pradesh et une partie du Rajasthan, il existe dans ces village une assemblée uniquement masculine de 10 à 15 membres, le Khap Panchayat sans pouvoir légal, mais qui fait la loi au niveau de l'ordre et de la morale.
Elle interdit les mariages d'amour, ou non arrangés, les mariages hors caste, ou dans le même clan. Elle va même jusqu'à interdire parfois l'usage du téléphone portable pour les jeunes filles, toujours pour elles le fait de sortir le soir ou d'aller au marché sans ête accompagnées.
Les conséquences de ces actes hautement "délictueux" sont le boycott social, des amendes de plusieurs milliers de roupies, voire des représailles au niveau de la famille du ou de la "coupable" qui mènent parfois au suicide. Il y a aussi des cas de meurtres purs et simples.
Le seul avantage qu'on peut trouver au Khap Panchayat est qu'il rend la justice plus rapidement que les tribunaux et sans toutes les difficultés et coûts que cela implique.
Le gouvernement indien ne lutte pas avec beaucoup d'ardeur contre ces structures illégales. Il est vrai que si ces villages sont géographiquement près de Delhi, mentalement, ils en sont à des années-lumière.



J'ai bien fait de partir en vacances quelques jours. Il ne s'est rien passé de vraiment important la semaine dernière.
Récapitulons :
Les pilotes ont arrêté leur grève, mais ils doivent maintenant passer un examen médical et subir un (ré)entraînement en simulateur avant de voler. Nous en sommes donc toujours à 3 vols par semaine, les mercredis, vendredis et dimanches pour l'AI142 et l'AI143. L'annulation des autres vols est annoncée jusqu'à fin août.
Sur ordre de la justice, les pilotes négocient maintenant tous les jours avec le management d'Air India. Ca n'avance que très peu.
Un fait nouveau : la direction d'Air India vient de créer un comité pour examiner la réintégration des pilotes sur une base individuelle. Pour ceux qui lisent l'anglais :
http://www.thehindu.com/news/national/article3635580.ece
Un rapport doit être fait au juge en charge le 16 juillet, soit lundi qui vient.
Il est vrai qu'Air India a des moyens de pression sur ses pilotes : la grève a permis de découvrir qu'ils sont en sur-effectif au niveau de l'international et que par ailleurs, la plupart sont stationnés à Mumbai alors que le hub d'Air India est à Delhi, d'où des coûts supplémentaires.
Pour de futures informations, cliquez sur "H - préparatifs de voyage" dans la colonne de gauche.

Recommençons à bloguer en douceur après ces quelques jours de vacances !
La mangue est sans doute le fruit le plus paradisiaque que je connaisse, mais celles que nous recevons d'Amérique du Sud ne sont jamais assez mûres. Une amie indienne m'a dit de les envelopper dans de la paille (c'est bien beau, mais où je trouve la paille ?) ou du papier et de les garder dans un récipient fermé pour les faire mûrir. Elle m'a envoyé un très beau reportage sur la culture de la mangue. Il est tellement précis, les étapes sont tellement claires grâce aux photos que je le laisse "en l'état" (c'est pas plutôt la flemme de tout traduire, par hasard ?) et vous laisse savourer le processus agricole qui dure neuf ans et les magnifiques photos qui vont avec :
http://devgadmango.com/blog/devgad-mango-journey/
Hélas, la saison des mangues est courte en Inde, c'est l'été et dès que la mousson arrive, il n'y en a plus. Et pour goûter ce fruit délicieux sous les arbres, un de mes grands rêves, il faut venir en Inde en mai.

... donc les informations sur les suites de la grève d'Air India ne sont plus mises à jour provisoirement.
Il est très peu probable que celles-ci évoluent dans les prochains jours, les pilote et Air India étant rentrés dans une phase de négociations. Pour raisons techniques, la reprise des vols réguliers ne peut avoir lieu immédiatement.
Pour voir les vols annulés :
http://www.airindia.com/SBCMS/Webpages/reschedule-flights.aspx
Pour vérifier un vol à court terme :
https://book.airindia.in/itd/itd/lang/en/travel/flightinfo
Bon courage à toutes et tous !

Le bain du matin, effectué à l'aide d'un seau et d'un broc est un rituel auquel il est impossible de déroger, même chez les plus pauvres. Par exemple, on ne rentre pas dans un temple si on ne s'est pas lavé le matin !
Trouver le bon dosage entre eau froide et eau chaude n'est pas chose facile. L'eau chaude est brûlante !

Depuis deux mois, la police de Mumbai fait la chasse à tous les manquements à la loi en terme d'alcool. Les policiers contrôlent les lieux de boissons, les dancings et vont jusqu'à s'introduire parfois chez des particuliers noceurs. Cela se termine au mieux par un contrôle d'identité, au pire par un passage à l'hôpital pour y subir une prise de sang et un examen d'urine afin de détecter alcool et drogue.
En effet, il existait une loi, le Bombay Prohibition Act, passée en 1949, qui prévoyait entre autres l'existence d'une licence, aussi bien pour le vendeur que pour le consommateur d'alcool. Les officines clandestines d'alcool ayant sévi dans le pays, la loi fut abrogée en 1973, mais le permis, lui, resta en place.
En théorie, un hôte ne peut même pas offrir à boire à son invité s'il ne s'est pas assuré au préalable que celui-ci possède bien le dit-permis. Sanction : trois mois à cinq ans de prison.
Il est vrai que depuis 40 ans, tout le monde avait oublié l'existence de ce permis. La police, elle, se justifie en disant qu'elle ne fait qu'appliquer la loi. Il y a quand même nettement un retour à l'ordre moral : en 2005, une nouvelle loi est passée. Seuls les personnes âgées de 25 ans ou plus peuvent consommer de l'alcool !
En attendant, bars et dancings sont sur les dents, et les clients sont de plus en plus hésitants.

Bund bridge

Bajirao road

Parvati

Pune University

Shaniwar Wada
Pour ceux qui lisent l'anglais :
Comme il fallait s'y attendre, la réunion de conciliation hier n'a pas débouché sur des progrès.
La suite au prochain épisode ...