25 octobre 2012

La servante et son Facebook

 

bhai

Madame : pourquoi n'es-tu pas venue travailler la semaine dernière ?

Servante : oh, Madame, j'avais mis à jour mon statut facebook en tant qu'"absente pour une semaine" ... Monsieur le sait, il a même commenté "reviens vite, tu me manques".

(Remarquer le drapé du sari de la servante, vraiment typique des femmes de cette classe sociale).

 

Mots clés : , , - Posté par fpenven à 20:41 - D - Anecdotes et blagues - Donnez votre avis [0]


20 juin 2012

Quels droits votre servante a-t'elle ?

 

maid

 Figurez-vous, chère Madame, que ces drôlesses revendiquent des droits ! Elles sont soutenues par un syndicat, un syndicat, on rêve ! Le "National Domestic Workers Movement", et puis quoi encore !

Donc, ma servante, avec laquelle je suis pourtant extrêment charitable - je lui donne mes vieux saris - me demande une augmentation. Elle veut passer de 30 à 50 roupies par jour ! Et elle veut un jour par semaine de repos et des congés payés pour les fêtes. Il est même question qu'elles aient des congés de maternité payés ! Mais que vont-elles faire avec tout cet argent ? 

Mais où va-t'on, où va-t'on !

maid2

Mots clés : , - Posté par fpenven à 08:37 - F - Vie quotidienne - Donnez votre avis [0]

24 décembre 2010

Des servantes et des domestiques

Commençons par les deux servantes. Une pour faire le ménage, une pour faire la cuisine.

Ajoutons les trois gardiens préposés à la sécurité de l'allée, deux de jour, un la nuit.

N'oublions pas le jardinier.

Ni celui qui nettoie la voiture.

Ni celui qui passe chez vous vider les poubelles.

Evidemment, dans un pays où il n'y a ni RMI ni retraite, sauf pour quelques privilégiés, le moindre travail est bon à prendre. Cela ne veut pas dire non plus que ce personnel soit maltraité. Peu payé, c'est sûr.

En tout cas, la middle-class indienne a bien de la chance. 

Mots clés : , , - Posté par fpenven à 18:31 - F - Vie quotidienne - Donnez votre avis [0]

25 novembre 2010

Usha

Usha est la servante de la famille B. et je la connais depuis vingt ans. Elle est toujours là, fidèle au poste, et tout le monde l'apprécie. Malheureusement, nous n'avons pas de langue en commun et c'est presque impossible de communiquer

Quand je viens à Pune, je m'arrange pour lui acheter un cadeau, pour elle ou pour son petit-fils. Les B. ont tendance à trouver que le cadeau est trop cher. La dernière fois, c'était un petit costume d'enfant qui m'avait coûté dans les 300 roupies, soit 5 Euros. Sur le coup je n'ai pas compris mais en y réfléchissant, ça fait beaucoup en Inde ! Usha était très contente et a fait photographier son petit-fils dans sa tenue toute neuve.

DSCN0234

Et pourquoi pas un cadeau de France ? Là c'est difficile car Usha vit dans un monde tellement "indien" que rien n'est vraiment adapté.  La prochaine fois, je me sauve de la maison pour éviter qu'on m'accompagne (un must en Inde : ne jamais laisser quelqu'un seul !) et j'achète un cadeau par moi-même. Et tant pis si je dépense 5 Euros.

 

 

Mots clés : , - Posté par fpenven à 23:47 - D - Anecdotes et blagues - Donnez votre avis [0]

06 octobre 2006

Les pommes de terre sont dans le frigo

Les Indiens des couches supérieures de la société ont de plus en plus tendance à parler anglais, même chez eux, délaissant l'usage des langues régionales sauf avec les commerçants, les ouvriers, les servantes ... L'anglais est chic !

Je connais une famille où c'est le cas (ce qui ne les empêche pas d'être extrêmement humains et sympathiques). Un jour donc, une des filles de la famille demanda à sa mère avant le dîner :

- Mum, where are the potatoes ? (maman, où sont les pommes de terre ?)

C'est la servante qui répondit :

- The potatoes are in the fridge ! (les pommes de terre sont dans le frigo)

et ce fut la stupéfaction générale. Comment une servante pouvait-elle parler anglais, sans jamais l'avoir étudié ? Celà ne correspondait pas du tout à l'idée qu'on se fait d'une servante ...

Mots clés : , , - Posté par fpenven à 21:37 - D - Anecdotes et blagues - Donnez votre avis [2]

20 août 2006

Les domestiques en Inde

servant

Chaque famille qui commence à être un tant soit peu aisée a sa servante qui vient faire le ménage,laver le linge et éventuellement faire les galettes de blé (chapatis). Ce sont parfois des fillettes d'une dizaine d'années seulement ; j'en ai même vu une en uniforme scolaire qui venait le matin tôt. Pour nous, Européens, c'est difficile à gêrer qu'une personne soit comme ça à votre service. Il y a un abîme entre mettre ses vêtements sales dans la machine à laver et voir une bonne s'escrimer à les laver à la main, au savon et à l'eau froide ! Compte tenu du volume de linge à laver chaque jour et des conditions dans lesquelles s'effectue l'opération, le résultat n'est pas terrible d'ailleurs et la ménagère indienne est bien avisée de laver elle-même les vêtements fragiles ! Ces servantes, payées très peu, n'ont pas de jours de congé. Les syndicats indiens essaient souvent de les inciter à se regrouper, à demander un tarif minimum et un jour de repos fixe par semaine. Lors de mon dernier séjour, il y avait même eu une grève des servantes - ce que je trouve bien normal -, bien acceptée par certains employeurs, moins bien par des personnes plus à cheval sur le système ou simplement des personnes très agées pour qui la servante était devenue vitale, comme chez nous les aides ménagères (il n'y a quasiment pas de maisons de retaite en Inde). C'était LE sujet du jour à Pune.

Extrait de Un barbare en Asie, Henri Michaux, Gallimard :

Ce à quoi je ne m'habituerai jamais, c'est à les voir s'abaisser devant moi. Non, je ne suis pas un rajah, ni un nabab ni un zémindar, ni un grand, ni un petit seigneur. Je suis comme tout le monde, vous entendez. Puissé-je ne pas renaître Hindou, plat. Soyez simples, je vous prie, je n'ai rien d'extraordinaire, ni vous, ni moi, ce n'est pas la peine de se jeter par terre. Non, je n'ai pas besoin de domestiques.
Les domestiques m'ont toujours été terriblement pénibles. Quand j'en voie un le désespoir m'envahit. Il me semble que c'est moi le domestique. Plus il est plat, plus il m'aplatit.
Ah ! ils peuvent se vanter, les Brahmes, d'avoir fait du beau travail. Pendant plus de deux mille ans, ils sont arrivés à abaisser, à avilir deux cent cinquante millions d'hommes.   

Mots clés : , - Posté par fpenven à 01:11 - F - Vie quotidienne - Donnez votre avis [0]