11 octobre 2012

Amitabh Bachchan (अमिताभ बच्चन) : bon anniversaire !

 

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Amitabh Bachchan, le Big B du cinéma indien fête ses 70 ans.

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04 juillet 2012

Un film marathi que j'aimerais voir : "Tukaram"

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Je vous ai déjà pas mal bassinés avec le pèlerinage de Pandharpur, la légende de Vithoba et la vie de Toukaram. Or, j'apprends qu'un film en marathi vient de sortir dans le courant du mois de juin sur ... la vie de Toukaram !

tukaram

Je veux voir ce film ! Je dois voir ce film. Il paraît qu'il est très bien et la musique aussi.

Hélas, il n'a aucune chance de sortir en France. Il faut dire que le public pour une telle oeuvre doit être restreint, donc comment faire ?  Je vais envoyer un mail à mes amis indiens pour qu'ils m'achètent le DVD dès qu'il sort. Je le récupérerai en novembre chez eux.

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28 juin 2012

Dominique Lapierre dans un état très critique

dominique lapierre

Dominique Lapierre, né en 1931 et auteur du livre archi-connu "La cité de la joie" est dans un état très critique suite à une chute dans sa maison en France.

 Il a également écrit "Cette nuit, la liberté" qui relate les drames de la partition de l'Empire Britannique entre Inde et Pakistan.

Il est titulaire de la "Padma Bushan", une décoration civile décernée par le gouvernement indien pour son action entre autres envers les enfants de lépreux de Kolkata (Calcuta).

Je n'ai pas beaucoup aimé "La cité de la joie", contrairement à beaucoup de gens, et encore moins le film tiré du livre. On change parfois et je devrais sans doute le relire. Mais je n'aime pas ce côté "misère à gogo" qui fait s'indigner des millions de gens dans le monde sans pour autant lever le petit doigt pour que cela change.

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19 juin 2012

La légende de Poundalik et de Vithoba

Pour comprendre le pèlerinage de Pandharpur qui a lieu en ce moment, il est bon de connaître la légende de Poundalik et de Vithoba. Pourquoi le Dieu Vithoba se tient-il sur une brique ?

 

pundalik2

Poundalik était le fils dévoué de ses parents Janudev et Sathyavati qui vivaient dans une forêt nommée Dandirvan. Mais après son mariage, Poundalik commença à maltraiter ses parents. Fatigués du mauvais comportement de leur fils, le vieux couple décida de partir à Kashi. La légende dit que les gens qui meurent dans la ville de Kashi obtiennent le salut et sont délivrés du cycle des réincarnations, de sorte que de nombreux Hindous pieux se rendaient à Kashi dans le passé quand leur fin approchait.

Toutefois, ces vieilles personnes n’étaient pas destinées à échapper à leurs souffrances si facilement. En entendant les projets de ses parents Poundalik et sa femme décidèrent de se joindre à leur pèlerinage. Les mauvais traitements continuèrent. Alors que le jeune fils et sa femme voyageaient à cheval, le vieux couple frêle marchait en affrontant le mauvais temps. Poundalik faisait même travailler ses vieux parents pour rendre son voyage plus confortable. Chaque soir, lorsque le groupe campait à la nuit, le fils forçait ses parents à prendre soin des chevaux et à faire d’autres tâches.

Sur le chemin de Kashi, le groupe atteignit l’ermitage d’un pieux et vénérable sage, Kukkutswami. Epuisée, la famille décida d’y passer quelques jours. Cette nuit-là, tous étant endormis, sauf Poundalik qui ne dormait pas, il eut alors une vision remarquable. Juste avant l’aube, un groupe de belles jeunes femmes, habillées dans des vêtements souillés, entra dans l’ermitage ; elles nettoyèrent le sol, puisèrent de l’eau puis lavèrent les vêtements du vénérable sage. Après avoir fini leur tâche, elle allèrent dans la salle de prière. Quand elles en réapparurent, leurs vêtements étaient d’une propreté sans tache. Puis elles disparurent, aussi inexplicablement qu’elles étaient apparues.

Poundalik ne s’alarma pas mais au contraire ressentit une paix profonde à contempler cette scène. Celle-ci lui resta en tête toute la journée et il décida de rester éveillé la nuit suivante pour confirmer qu’il ne s’agissait pas simplement d’un rêve. Cette fois-là, Poundalik fut vraiment intrigué. Il s’approcha des belles jeunes femmes et posa des questions.

Elles répondirent qu’elles étaient le Gange, la Yamuna et d’autres rivières saintes de l’Inde, révérés pour leur sainteté. Les pèlerins vont y prendre un bain pour chasser leurs péchés, péchés qui souillent leurs vêtements.

Puis elles dirent : « Oh, Poundalik, toi, en maltraitant tes parents, tu es le plus grand pécheur parmi tous ! »

Poundalik en fut marqué au plus haut point et sa conscience sa transforma. Il réalisa ses erreurs, devint entièrement dévoué à ses parents et assura leur confort, même au dépend du sien.

La dévotion, quelle qu’en soit la forme, atteint Dieu sans délai. Impressionné par la dévotion de Poundalik envers ses parents, le Seigneur Vishnou décida de bénir Poundalik immédiatement. Il quitta donc Vaikuntha (sa retraite) pour l’ermitage de Poundalik.

Vishnou frappa à la porte de Poundalik, alors qu’il était occupé à servir de la nourriture à ses parents. Poundalik réalisa bien que Dieu était à sa porte. Mais si grande était sa dévotion envers ses parents qu’il voulut d’abord finir sa tâche puis accueillir le visiteur. C’est alors qu’il fit quelque chose d’étrange mais par pure dévotion. Il lança une brique à l’extérieur pour que Dieu se tienne dessus en attendant qu’il ait fini de s’occuper de ses parents.

En voyant cet acte, Vishnou fut extrêmement impressionné et le Dieu toujours aimant attendit son disciple. Lorsque Poudakik sortit, il demanda pardon, mais, loin d’être mécontent, Vishnou fut séduit par l’amour de Poundalik pour ses parents et lui accorde un vœu. Poundalik demanda à Vishnou de rester sur terre et de bénir ses vrais disciples. Il accepta de prendre la forma de Vithoba, ou le Dieu debout sur une brique, et un temple fut construit à cet endroit.

 (Traduction faite par moi de l'article en anglais sur Pandharpur dans Wikipedia).

11 juin 2012

Une bibliographie sur l'Inde (mise à jour le 24/06/15). J'ai aimé :

 

 

Ourson_lisant

  • Dictionnaire de la civilisation indienne, Louis Frédéric, Bouquins
  • Fous de l'Inde, Régis Airault, Petite bibliothèque Payot
  • Gange O ma mère, B. P. Gupta, Gallimard
  • Inde - Journal d'un intouchable, Madhau Kondviller, L'Harmattan
  • La Bhagavad Gîtâ, Anonyme, Imprimerie Nationale
  • La colère des aubergines, B. Sharma, Picquier Poche
  • La complainte du sentier, B. B. Banerji, Gallimard
  • La mousson, Louis Bromfield, Le Livre de Poche
  • Le défi indien, P. K. Varma, Babel
  • Le Dernier Moghol, W. Dakrymple, Payot
  • Le Dieu des Petits RiensArundhati Roy, Gallimard
  • Le licencié es lettres, R.K. Narayan, 10/18
  • Le Mahabharata, Anonyme, Garnier-Flammarion (deux tomes)
  • Le mangeur d'hommes, R.K. Narayan, Le Livre de Poche
  • Le palais des illusions, C.B. Divakaruni, Picquier Poche
  • Le peintre d'enseignes, R.K. Narayan, Belfond
  • Le professeur d'anglais, R.K. Narayan, 10/18
  • Le riz et la mousson, Kamala Markandaya, J'ai Lu
  • Le roman du Gange, Bernard Pierre, Pocket
  • Les fabuleuses aventures d'un Indien malchanceux ... , Vikas Swarup, Belfond
  • Les grands moghols, splendeur et chute, André Clot, Plon
  • Les grands mythes de l'Inde, Guy Deleury, Fayard
  • Les Indes Florissantes, Guy Deleury, Bouquins
  • Les Indiens, portrait d'un peuple, S. & K. Kakar, Seuil
  • L'inde (sans les Anglais), Pierre Loti, Editions Kailash
  • Ma vie d'intouchable, Daya Pawar, La Découverte
  • Moksha - Le Monde intérieur - Enfance et société en Inde, Sudhir Kakar, Les belles lettres
  • Mémoire d'un Indien du sud, R.K. Narayan, Anatolia
  • Nocturne indien, Tabucchi, 10/18
  • Pancha Trantra, Anomyme, Imprimerie Nationale
  • Psaumes du pèlerin, Toukârâm, Gallimard
  • Psaumes du tailleur, Nâmdev, Gallimard
  • Renaître en Inde, Guy Deleury, Stock
  • Samskara, U.R. Anantha Murthy, L'Harmattan
  • Sous le banian, R.K. Narayan, Belfond
  • Swami et ses amis, R.K. Narayan, Le Livre de Poche
  • The argumentative Indian, Amartya Sen, Penguin (en anglais)
  • The best of Laxman, R.K. Laxmann, Penguin Book (en anglais)
  • The discovery of India, Jawaharlal Nehru, Oxford University Press (en anglais)
  • The 3 mistakes of my life, Chetan Bhagat, Rupa & co (en anglais)
  • Un barbare en Asie, Henri Michaux, Gallimard
  • Une vie paria, Viramma, Josiane et Jean-Luc Racine, Terre Humaine
  • Un garçon convenable, Vikram Seth, Grasset
  • Un nouveau modèle économique, Amartya Sen, Odile Jacob (nombreuses statistiques sur l'Inde)
  • Un psychiâtre en Inde, M. Boss, Fayard
  • Un village près de la mer, Anita Desai, Folio Junior
  • Vinôbâ ou Le nouveau pèlerinage, Lanza del Vasto, Folio
  • The Hindus : an alternative history, Wendy Doninger, Internet (interdit en Inde)

Si vous avez aimé d'autres livres sur l'Inde, laissez-moi un petit message dans les Commentaires !

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10 juin 2012

"Le Dernier Moghol" de W. Dalrymple

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Je viens de finir de lire le "pavé" de William Dalrymple "Le Dernier Moghol".

Bahadur Shah II, ou Zafar de son nom de poète, a été le dernier descendant d'une dynastie qui a régné sur l'Inde pendant 350 ans. Dépossédé de ses pouvoirs par les Britanniques, il vit dans le Fort Rouge à Delhi  d'une pension donnée par ceux-ci et se consacre à la poésie ourdoue et à la calligraphie. 

Le livre commence au mariage de son fils favori en 1852 . Peu de temps après, en 1857,  a lieu la révolte des cipayes et leur prise de Delhi, qu'il bénit un peu contre son gré, puis la revanche des Britanniques qui répriment l'insurrection dans le sang et détruisent la ville. Exilé à Rangoon (Birmanie), il y mourra en 1862.

Bourré de documents d'archives, ce livre qui n'est ni un roman, ni un travail austère d'historien, est un must pour tous les amoureux de Delhi . Il se lit bien (en français, en anglais je n'ai pas testé !). Il donne une vue plus qu'intéressante sur la civilisation moghole et sur la révolte des cipayes.

Me reste à lire du même auteur :

- "Le Moghol Blanc" où l'on voit les premiers Britanniques débarqués à Dehli s'indianiser, éventuellement se convertir à l'Islam et prendre femmes dans les milieux hindous ou msulmans. Cette acculturation ne durera malheureusement pas.

- "La Cité des Djinns" récit d'un séjour à Delhi et évocation de son histoire.

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14 mai 2012

The Best Exotic Marigold Hotel (Indian Palace)

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Hier, je suis allée voir "Indian Palace" au cinéma.

Le film se déroule à Jaipur. C'est l'histoire de sept retraités britanniques qui décident d'"outsourcer" leur retraite en Inde dans un hôtel de luxe ... qui se révèle vite moins luxueux que prévu. Chacun d'entre eux, ou presque, se retrouve marqué par le pays et leurs opinions sur la vie évoluent.

Malheureusement le scénario est un peu mou et seules quelques scènes donnent à voir ce qui aurait pu être un film d'exception.

Les scènes de rue sont intéressantes, elles sont dominées par une foule bruyante et omniprésente. Je proteste un peu : il y a aussi des matins calmes en Inde !

 

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10 janvier 2011

One night @the call-center (Chetan Baghat)

call_center_Inde

Je viens de finir de lire ce livre (en anglais, s'il vous plaît), dont le titre en français est :

Une nuit @the call-center de Chetan Baghat.

Je l'ai littéralement dévoré ! Il s'agit de six personnages, trois hommes, trois femmes, travaillant de nuit dans un centre d'appel indien. Chacun a son propre style, ses espoirs, ses doutes, leurs clients américains ne sont pas là pour améliorer les choses, et voilà que plane au dessus d'eux la menace du licenciement collectif. Ca pourrait être monotone, mais il y a plein de rebondissements dans cette nuit de travail, le plus extraordinaire étant un appel téléphonique de ... Dieu lui-même !

C'est également une description tout à fait réaliste d'une jeunesse indienne coincée entre tradition et modernité et qui manque de confiance en elle pour s'affirmer.

P.S. : Les centres d'appel indiens offrent à leurs employés de relativement bons salaires, même si le travail y est aussi stupide qu'en Europe. 

09 décembre 2006

J'ai lu et j'ai aimé ...

The argumentative Indian, Amartya Sen, Penguin (en anglais)

Amartya Sen est indien et prix Nobel d'économie. Un de ses livres, paru en français sous le titre "Un nouveau modèle économique" décrit les relations entre démocratie, éducation, ... et développement économique. On y trouve également de nombreuses statistiques sur l'Inde.


Son nouveau livre "The argumentative Indian" est une reprise d'essais et de conférences sur l'Inde, dont le thème majeur est la liberté d'expression ayant existé / existant en Inde et de plus en plus nécessaire face à plusieurs phénomènes inquiétants, tels le renouveau nationaliste et extrémiste hindou et le prétendu "choc des civilisations" de Huntington.  De Ashoka, l'empereur bouddhiste à Tagore, le poète contemporain en passant par Akbar, l'empereur moghol qui tenta une symbiose des religions, il analyse le passé et le présent de l'Inde pour mettre en exergue un dialogue indispensable au monde d'aujourd'hui.

 

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28 octobre 2006

Jean de La Fontaine et l'Inde

 

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Buste de La Fontaine à-Vaux-le-Vicomte

Je me promenais un jour dans les rues de Pune quand j'ai remarqué un libraire qui vendait des livres pour enfants en marathe. Je m'approche pour les feuilleter (l'avantage des livres pour enfants, ce sont les images !) et je découvre ... le lièvre et la tortue, le renard et les raisins, en bref les Fables de La Fontaine en marathe.

Bizarre, je ne pensais pas que la Fontaine soit connu aussi loin de la France ! Rentrée chez mes amis, je leur parle de ces livres, sans faire allusion à La Fontaine et ils m'apprennent qu'il s'agit de littérature très classique en Inde, ça s'appelle le Pancha Tantra et celà met en scène des animaux qui parlent et se comportent comme des êtres humains.

J'ai fait quelques recherches sur La Fontaine par la suite. Lui-même écrivait : "Je chante les héros dont Esope est le père". Donc, les fables de La Fontaine viendraient des Grecs. Mais voilà que des amis arabes me disent : mais non, mais non, ces fables viennent du monde arabe. Chez nous, le livre s'appelle Kalila oua Dimna. OK, allons-y pour les Arabes.  Mais qu'est-ce que je fait avec mes fables en marathe, moi ?

Si quelqu'un peut me renseigner ?